François Bellefeuille débarque à Moncton avec un spectacle rassembleur

François Bellefeuille arrive en Acadie avec son deuxième one-man-show: Le plus fort au monde. L’humoriste assure avoir gagné en maturité avec ce spectacle rythmé par des sujets qui touchent le quotidien des gens. Après quatre mois de pause, il confie avoir hâte de fouler les planches du Théâtre Capitol ce samedi.

François Bellefeuille arrive en ville cette fin de semaine avec son spectacle Le plus fort au monde qui cumule plus de 250 représentations jusqu’à maintenant.

En pleine forme, l’humoriste revient tout juste d’une pause de quatre mois… Il en a même profité pour passer quelques semaines aux îles de la Madeleine.

Outre une représentation dans une petite salle intime à Montréal, mercredi dernier, Moncton sera son «premier» gros spectacle de la saison. Reposé et confiant, il ne cache pas sa hâte de revenir au Nouveau-Brunswick avec ce qu’il qualifie d’un «timing parfait».

«La foule a toujours bien de l’énergie. Je ne sais pas ce qui se passe à Moncton, mais les gens sont heureux», s’exclame-t-il.

M. Bellefeuille a déjà fait plusieurs spectacles à Moncton, notamment deux lors de son premier one-man-show. Il a aussi réalisé les premières parties des spectacles de Louis-José Houde, il y a quelques années, lorsqu’il s’était arrêté dans la ville.

Les soirées à Moncton ont une signification particulière pour l’humoriste, car des gens de l’extérieur peuvent faire jusqu’à quatre heures de route afin d’y rire un bon coup.

«C’est toujours une soirée spéciale, c’est le genre de soirée où je ne peux pas me permettre de ne pas signer d’autographes.»

Un spectacle très personnel pour tout le monde

La tournée Le plus fort au monde est décrite par l’humoriste comme plus nuancée que la précédente. Dans son premier spectacle, les sujets traités étaient comiques sans nécessairement rejoindre les gens, d’après lui.

Tandis qu’avec celle-ci, les sujets diversifiés sont tirés de sa vie personnelle et recoupent des thématiques au cœur de la vie des gens. Par exemple, les enfants et la vie de couple.

Il affirme que les humains ont la plupart du temps des angoisses similaires.

«Chaque fois que tu vas creuser un petit peu plus profond à l’intérieur de toi, bizarrement on dirait que ça devient de plus en plus universel», admet-il.

Il parle tant du savoir-vivre en société, que de l’environnement, en passant par les courges!

Devenu sa signature au fil du temps, il utilise des écrans pour dynamiser ses performances. C’est dans cette atmosphère personnelle et intimiste qu’il expose au grand public des squelettes de son placard.

«Je montre des dessins que j’ai faits à l’âge de 8 ans. C’est des dessins qui n’ont pas de bon sens. Je montre aussi des photos de moi à travers ma vie qui n’ont pas de bon sens», s’amuse-t-il.

Le plus fort au monde

François Bellefeuille affirme être un meilleur maestro que lors de sa première tournée, durant laquelle il a appris à maîtriser son métier.

«J’ai l’impression que je suis plus en contrôle, plus nuancé, mais je garde quand même le côté comique des moments ou je me fâche.»

Le titre du one-man-show, Le plus fort au monde, fait référence à toute l’admiration que son fils, maintenant âgé de 2 ans, peut avoir pour son père.

Il raconte que «l’amour pur» dans le regard de son fils, lorsqu’il le lançait dans les airs pour le rattraper, bien sûr, a été la source principale d’inspiration pour ce titre à saveur héroïque.

«J’avais l’impression qu’il tripait tellement sur moi, qu’il était pâmé sur son père. À ce moment, pour lui je suis le plus fort au monde.»

La tournée Le plus fort au monde a fait vendre plus de 182 000 billets.

Couronné pour son humour, il remporte trois statuettes au 20e Gala Les Oliviers: spectacle d’humour de l’année, Olivier de l’année et metteur en scène de l’année.

En octobre 2018, au Gala de l’ADISQ, il est reparti avec les Félix spectacle de l’année dans la catégorie «humour» et scripteur de l’année.

«Le but c’est que les gens s’assoient dans leur siège, puis ne voient pas le temps passer et que pas une fois ils pensent à autre chose que ce qu’ils sont en train de regarder», lance-t-il d’une grande modestie.