Le Symposium de la Baie-des-Chaleurs s’impose comme un incontournable

Le Symposium de la Baie-des-Chaleurs, ce grand rendez-vous des amateurs d’art visuel (dessins et peinture), continue sur sa lancée et revient pour une cinquième année.

Cette exposition d’envergure, d’une durée de trois jours, aura lieu, cette année, du 13 au 15 septembre à l’école la Mosaïque du Nord de Balmoral. Pour l’occasion, une trentaine d’artistes seront en montre.

La formule est similaire à celle des éditions précédentes, sinon quelques variantes mineures en ce qui a trait à la provenance des artistes. En somme, l’exposition met toujours l’accent sur les peintres et dessinateurs de la région de la baie des Chaleurs (Saint-Quentin à Bathurst) en plus de faire une place à quelques-uns de la Gaspésie et d’anciens du Restigouche résidant désormais à l’extérieur.

On y retrouve également une demi-douzaine d’artistes d’un peu partout en province et même de l’extérieur, en plus des artistes invités. Le tout trié sur le volet par un comité composé de juges indépendants.

«On suit la formule originale, car on reçoit tellement de bons commentaires de la part tant des artistes que du public», explique l’une des organisatrices de l’exposition, Mélanie Parent, non sans fierté de voir que l’événement sur lequel elle est complice depuis les débuts continue de faire son bout de chemin après cinq ans.

Pour la population en général qui apprécie l’art visuel, le Symposium BDC est une exposition mettant en vedette quelques-uns des meilleurs peintres et dessinateurs du Restigouche et de la province. Pour les artistes, il s’agit également d’une occasion de réseautage, d’apprentissage (grâce aux ateliers) et de découvertes.

«Ça nous permet de rencontrer des spécialistes de l’industrie, des responsables de galeries commerciales, d’autres artistes au cheminement différent. Le symposium fait donc plus que de simplement permettre aux artistes d’exposer, ça leur offre une chance de rayonner dans l’industrie, de se faire connaître et d’évoluer. Pour beaucoup d’artistes, des opportunités sont apparues grâce au symposium», souligne Mme Parent, elle-même artiste-peintre.

Il s’agit par ailleurs d’un retour au bercail pour le Symposium, la première présentation de l’événement ayant eu lieu également à Balmoral il y a cinq ans.

«C’est davantage une coïncidence que l’on revienne ici souligner notre cinquième anniversaire plutôt que quelque chose de planifié. Une heureuse coïncidence», précise Mme Parent.

«Nous étions arrivés avec cette idée un peu folle de monter cette grande exposition, cette grande fête de l’art visuel, et le village nous a ouvert grand les bras. D’ailleurs, il aurait bien aimé qu’on revienne année après année, mais on souhaitait se déplacer d’une communauté au Restigouche à l’autre afin de donner à tous la chance d’être l’hôte de l’événement», raconte l’organisatrice.

À noter que puisque le symposium aura lieu dans une école, celui-ci débutera vendredi après-midi par une visite des élèves.

«Ce n’est pas la première fois que nous nous retrouvons dans une école. C’est pratique en terme d’espace. Mais ce qui est merveilleux également, c’est que nous avons cette chance d’initier les jeunes à l’art», souligne Mme Parent.

Outre la partie exposition, le symposium proposera comme à l’habitude son «ImprovisArt», soirée de création collective sur un thème et accompagné de la musique d’un invité, en l’occurrence le Gaspésien Guillaume Arseneault.

Pour ce qui est des artistes professionnels invités, ceux-ci sont Vicky Lentz de Saint-Jacques, Paul-Édouard Bourque (pionnier de l’art contemporain au NB), et Jared Betts (étoile montante sur la scène nationale et internationale). Le peintre de renommée Georges Goguen devait également être de la partie. Ce dernier a toutefois dû se désister pour des raisons de santé.