Du slam/poésie sous influence de l’inclusion sociale

Les mots vont se bousculer dans le Grand Moncton lors de la troisième édition du Festival international de slam/poésie en Acadie, du 30 septembre au 6 octobre. Cette année, le thème «Vivre ensemble» arbore le chapeau de l’inclusion sociale.

Organisé par le Conseil provincial des sociétés culturelles (CPSC), ce festival renouvelle son engagement à l’endroit de la langue française et la construction identitaire.

Cette rencontre est axée sur l’inclusion sociale par la culture avec le thème «Vivre ensemble». Le CPSC explique que la voix est donnée aux jeunes et moins jeunes sans distinction de races, de sexe, d’orientation sexuelle, de genre, de capacités physiques et de statut familial.

«Le Nouveau-Brunswick n’échappe pas à la tendance mondiale. L’assurance des gens qu’on dit “parfaits” avec l’hétérosexualité… Maintenant, tout ça a éclaté», lance Marie-Thérèse Landry, directrice du CPSC.

Des artistes de tous les horizons francophones seront présents. Ils proviennent du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, du Québec, de la France, de la Belgique et du Cameroun, en passant par le Burkina Faso.

Parmi ceux-ci, Anne Peyrouse, Antoine Faure Tô, Biblio Cyr, Christianne Dunia, Diane Bouchard et Mariam Koïta.

Des slameurs acadiens y seront, y compris Sébastien Bérubé, Monica Bolduc et Stacy Arseneault.

Qualifié de grande pointure par le CPSC, le slameur Ivy fera plusieurs spectacles durant le festival.

Des nouveautés cette année avec l’activité Scrabble pour escrables: les mots formés seront des déclencheurs d’inspiration pour les slameurs. L’auteure québécoise Monique Juteau sera responsable d’un poématon pour un autre évènement.

Des «performances déambulatoires» auront lieu, notamment dans les autobus Codiac Transpo sur les lignes 61-Elmwood et 95-Amirault. Des slameurs feront des performances dans les transports en commun durant les heures de pointe le lundi, mardi et mercredi du festival.

«Ça, c’est excitant. C’est stressant aussi parce que les artistes se mettent sur la sellette dans un lieu qui n’est pas confortable du tout. Les chauffeurs sont contents. C’est incroyable l’impact de ce genre d’évènement», commente Mme Landry.

Des ateliers d’écriture et d’interprétation de slam seront aussi offerts aux étudiants et au public à l’Université de Moncton.

Un grand succès lors des présentations précédentes, un micro ouvert (open mick) est prévu à la grille horaire du jeudi 3 octobre au Pink Flamingo.

«Dans une société égalitaire, si tu es différent, tu es handicapé, tu es vieux, tu es jeune, tu as la voix au chapitre», explique-t-elle pour ajouter au propos du thème du festival «Vivre ensemble».

Finalement, le spectacle «Slam pour un quidam» marquera le rassemblement de tous les artistes invités slameurs et poètes du festival, le vendredi soir à la salle Jeanne-de-Valois de l’Université de Moncton.

En parallèle avec le Festival international de slam/poésie en Acadie est née l’initiative Âme Slam Tram. Il s’agit d’une tournée de slam et de poésie animée par des artistes professionnels au sein des écoles secondaires du district secondaire scolaire francophone sud.

Ces animateurs sont Sébastien Bérubé, Diane Bouchard et Stacy Arseneault.

Ce programme cible plus particulièrement la jeunesse issue de l’immigration. Nadège Durant, agente culturelle au CPSC, explique que le projet a pour mission de valoriser le rôle de la langue dans l’identité culturelle des jeunes de 10 à 18 ans.

«C’est aussi l’ouverture sur le monde pour les élèves qui vont participer à ce projet-là», assure-t-elle.

L’Âme Slam Tram sera sous la forme d’ateliers ludiques et multidisciplinaires du 30 septembre au 24 octobre dans les écoles participantes.