Un Acadien chez les nazis: quand fiction et réalité se côtoient

Si Paul Lirette raconte une histoire fictive dans son nouveau livre – dans lequel un Acadien devient espion en Allemagne nazie – beaucoup d’événements sont toutefois tirés de la réalité.

Le roman Un Acadien chez les nazis décrit la vie et les moeurs d’Henri, un Acadien qui vit les tensions entre anglophones et francophones dans son pays natal.

Il part ensuite étudier en Allemagne au beau milieu de l’apogée du parti Nazi, en 1938, peu de temps avant le début de la deuxième guerre mondiale.

Aspiré dans un monde dominé par la haine, Henri devient alors espion pour le compte des Alliés.

Il s’agit d’un roman où le contexte historique est important, selon son auteur, Paul Lirette.

«Il y a une atmosphère de guerre, parce qu’il y a toutes les retombées de la crise de Munich et de la division de la Tchécoslovaquie. On voit les actions des SA (une unité allemande) qui maltraitent les juifs et qui mettent des symboles racistes partout», raconte l’auteur.

Comme il est passionné d’histoire, Paul Lirette s’est efforcé de fournir des repères historiques au lecteur.

«Par exemple, le bateau qui transporte le protagoniste en Allemagne a réellement existé, et son capitaine aussi, tout comme le collège où il étudie.»

Le roman ne s’abstient pas non plus de faire état des crimes commis par l’Allemagne nazie, dont les camps de concentration.

Explorer de nouveaux horizons

M. Lirette, un enseignant à la retraite, n’en est pas à son premier livre. Il a écrit une histoire de guerre fictive portant le titre Ensemble pour l’éternité ainsi que le roman policier Les complices du Mascaret.

C’est après ces deux romans dont l’histoire se déroule en Acadie que l’auteur a voulu explorer de nouveaux horizons. Il a alors songé à la Deuxième guerre mondiale, une période de l’histoire qui le passionne depuis belle lurette.

«Quand j’étais à l’école secondaire, j’étais fasciné par la Deuxième Guerre mondiale et je lisais beaucoup sur des personnages comme Churchill, Hitler, Mussolini et Roosevelt», énumère l’écrivain.

Anecdotiquement, l’écrivain de Saint-Charles de Kent nous confie qu’il possède environ 80 livres qui traitent de Winston Churchill.

Cette connaissance de la dynamique interétatique de la Deuxième Guerre mondiale l’a poussé à se demander ce que ferait un Acadien dans ce contexte.

Malgré tout, l’action prend le dessus dans ce livre d’environ 188 pages.

«Il y a beaucoup d’action et pas beaucoup de descriptions», décrit Paul Lirette, qui explique que les événements sont surtout racontés depuis le point de vue de son personnage principal.

Un Acadien chez les nazis est publié aux Éditions de la francophonie.