Véronic DiCaire de retour à Caraquet «pour l’accueil des gens»

Véronic DiCaire est de retour plus en forme que jamais à Caraquet, et pour pas moins que quatre soirs, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, dans la Salle UNI Coopération financière du Carrefour de la Mer. En entrevue avec l’Acadie Nouvelle quelques semaines plus tôt, la très sympathique chanteuse et imitatrice était d’ailleurs déjà chauffée à bloc et désireuse d’en offrir pour son argent à un public qui l’a toujours gratifiée de son amour.

Elle revient en Acadie avec son nouveau spectacle, emportant avec elle, entre autres, de nouvelles voix. Elle ne dira évidemment pas lesquelles; ce sera à vous de les découvrir.

«Je vais être accompagnée par quatre musiciens et six danseurs. Nous avons une nouvelle scénographie, des nouvelles voix; bref, c’est réellement un nouveau show», souligne une Véronic DiCaire électrisée au bout du fil, qui ne tarit pas non plus de vanter l’accueil que lui a réservé le public acadien et néo-brunswickois chaque fois qu’elle est venue dans notre coin de pays.

«C’est la raison pour laquelle je reviens aussi: l’accueil des gens. Le public a été tellement chaleureux chaque fois que je suis venue vous voir!», appuie l’artiste d’origine franco-ontarienne.

Il faut dire qu’elle est bien connue chez nous, et cela, bien avant qu’elle devienne l’imitatrice internationalement renommée que l’on connaît. Dans son «autre vie» d’auteure-compositrice-interprète, elle a notamment fait frétiller nos palmarès radiophoniques avec Feel happy, un joli vers d’oreille que l’on entend encore de nos jours.

Regrette-t-elle que sa carrière musicale n’ait pas pris davantage son envol? Pas du tout.

«Un moment donné, la vie nous amène vers autre chose et c’est très bien. Quand j’ai commencé à faire de l’humour et des imitations, j’ai pris une très bonne décision. Dans ma carrière de chanteuse, j’étais dans une situation conflictuelle, car je voulais déjà faire des spectacles qui mêlaient la chanson à la comédie musicale. J’en ai fait quelques-unes avant de me lancer dans les shows d’imitations et j’ai adoré ça», explique-t-elle avec candeur.

Peu de gens le savent, mais c’est grâce à Robert Charlebois, monstre du rock ‘n roll québécois, qu’elle est devenue malgré elle la femme aux mille et une voix.

«C’est vraiment lui qui a initié ça, en me voyant à la télé. Il donnait des spectacles au Casino de Montréal à ce moment-là et il m’a laissé de la place pour faire quelques imitations. Il m’en a tellement laissé au fil du temps qu’à la fin, il faisait ma mise en scène!», dit-elle dans un éclat de rire.

De fil en aiguille, les oreilles se sont donc tendues vers ce talent jusqu’alors insoupçonné. Celles de Marc Dupré, gendre de Céline Dion et de feu René Angélil, se sont ouvertes. C’est à partir de là que tout a décollé.

«Quand j’ai fait la première partie de Céline (de son spectacle Taking Chances en 2008, au Centre Bell de Montréal), j’ai reçu six ovations. Je ne savais même pas comment réagir; je n’étais pas du tout préparée à ça! Quand tu lances une nouvelle trajectoire à ta carrière, tu ne sais jamais vraiment où ça peut mener. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que ça lève à ce point-là. Aujourd’hui, avec le recul, je peux dire que je suis fière de ça et que je suis pleinement épanouie», assure l’artiste, ajoutant que le tandem qu’elle forme avec Rémon Boulerice, son gérant et amoureux, lui permet à la fois une stabilité émotionnelle ainsi qu’un rattachement à ses racines, elle qui voyage régulièrement d’un continent à l’autre.

«Je voyage avec mon conjoint; ça facilite beaucoup de choses. Je suis partie en tournée trois ans avec mon show précédent. Pour nous, c’est parfait. Ça nous permet de rester ancrés dans notre quotidien et le fait que mon amoureux soit aussi mon gérant ne nous pose aucun problème.»

Pour l’heure, donc, tout va comme sur des roulettes pour Véronic DiCaire. Si elle ne s’ennuie pas de son ancienne carrière d’auteure-compositrice-interprète et qu’elle savoure pleinement son succès comme imitatrice actuellement, elle souhaite néanmoins explorer d’autres avenues à plus moins brève échéance.

«On ne sait jamais ce qui peut arriver. Tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Je ne prends rien pour acquis. Si jamais quelque chose arrivait, j’aimerais peut-être retourner à quelque chose qui m’amènerait vers le côté jeu», avance-t-elle finement.

Les quatre spectacles sont programmés à 20h.

Les billets sont en vente à la Billetterie Accès.