Simon Daniel, porte-parole du concours Accros de la chanson

Dix ans après avoir participé au concours Accros de la chanson, Simon Daniel en devient le porte-parole. Il confie que cette compétition a été un moment charnière dans son parcours d’auteur-compositeur-interprète.

«Ça fait quelques années que je souhaite secrètement d’être choisi, c’est surtout parce que c’est un concours que je trouve vraiment important dans le développement de l’industrie de la musique au Nouveau-Brunswick. Ç’a été un moment charnière pour moi parce que ça m’a montré que c’était possible de faire de la musique en français dans ma province puis ça m’a ouvert les yeux sur la musique francophone d’ici», a déclaré Simon Daniel.

Même si en 2009 il n’a pas atteint la finale d’Accros de la chanson avec son groupe de l’époque, Scandium, il souligne que ce concours a ouvert ses horizons et lui a permis de vivre sa première expérience de scène dans des conditions professionnelles.

«J’étais absolument terrifié, mais ç’a été une expérience super enrichissante et ça m’a donné la piqûre et le goût de refaire de la scène par la suite», a raconté celui qui plus tard à entrepris une carrière solo.

Depuis quelques années, il a eu la chance de travailler avec des jeunes, soit sur des jurys ou en offrant des ateliers. Il estime qu’ils sont très inspirants. L’auteur-compositeur-interprète de Moncton qui navigue dans la pop alternative avec deux albums à son actif se réjouit de pouvoir leur donner un coup de main, partager sa perspective et son expérience pour leur permettre de se développer.

«Je vois mon rôle un peu comme celui d’un mentor. J’ai envie de miser sur l’importance d’essayer de trouver son unicité et d’encourager les jeunes à faire ressortir leur personnalité à travers leur musique, trouver ce qui les rend unique parce que c’est ce qui fait qu’un produit artistique est intéressant d’après moi.»

Des auditions

Pour son 16e rendez-vous, le concours se renouvelle en organisant pour la première fois des auditions accompagnées d’une session de formation pour les 18 candidats. Cette année, les jeunes des 22 écoles secondaires francophones peuvent soumettre leur candidature directement à la Fédération des Jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB), en incluant dans leur dossier l’enregistrement d’une chanson.

Comme l’explique l’agente culturelle à la FJFNB, Geneviève Dupuis, les écoles ne feront plus de présélection des candidats. S’il y a un grand nombre d’inscriptions, un comité formé par la FJFNB fera la sélection des 18 candidats (neuf groupes et neuf artistes solos) qui pourront participer aux auditions et à la formation. Cet événement se tiendra lors du colloque Équinoxe, du 15 au 17 novembre, à l’école Aux quatre vents, à Dalhousie.

«Les auditions dureront entre 20 et 30 minutes devant un jury de trois personnes et c’est à ce moment-là qu’on va sélectionner les 12 demi-finalistes.»

Elle explique que la fédération veut ainsi ouvrir le concours à un plus grand nombre de personnes et rapprocher leur structure à des formats plus classiques de concours. Il pourrait donc y avoir plus qu’une candidature par école.

«On espère que ça va bien fonctionner et qu’on va pouvoir offrir des formations de qualité, une belle expérience et avoir des personnes qui ne seraient peut-être pas venues avant et qui vont peut-être oser avec ce nouveau format.»

Les jeunes intéressées peuvent s’inscrire au concours jusqu’au 20 octobre. La demi-finale d’Accros de la chanson se déroulera du 7 au 9 février 2020 à l’école Mathieu-Martin à Dieppe, tandis que la finale aura lieu à la Polyvalente A.-J.-Savoie à Saint-Quentin du 8 au 10 mai 2020.