Jaha: une fusion entre le rêve et les arts visuels

Mélange d’arts visuels, de mode, d’effets spéciaux, de vidéos et de prestations artistiques de toutes sortes, le spectacle Jaha des Productions Fusions qui plonge dans le monde du rêve fera escale dans trois villes de la province en octobre.

Depuis 2011, l’artiste visuel et producteur Matt LeBlanc imagine, conçoit et réalise des productions d’envergure qui rassemblent des artistes amateurs et professionnels provenant principalement de la collectivité où le spectacle est présenté.

Cette année, il propose au public de revoir le spectacle Jaha qui avait été présenté à Moncton, en 2018. Cette fois, cette création, incarné par environ 85 artistes, âgés de 12 à 23 ans, s’arrêtera à Moncton, à Fredericton et à Edmundston.

En créant ces productions qui marient différentes formes d’art, le créateur cherche à sortir des sentiers battus et à offrir une scène pour les artistes locaux.

«On assiste à une révolte artistique alimentée par l’art, la mode, les effets spéciaux, l’histoire et la performance», explique-t-il dans sa présentation.

Pour concevoir ses spectacles, Matt LeBlanc s’inspire toujours de ses propres créations. Cette fois, il s’est inspiré d’un nouvel objet d’art qu’il a créé. Mesurant quelques pouces de diamètres, la pièce qui peut servir de décoration est transparente, très colorée et texturée.

Créé autour du concept du temps, Jaha raconte l’histoire d’une jeune fille, Ava, qui excelle en chant. Lorsqu’elle s’endort, elle rêve au monde de Jaha. Dans ce pays imaginaire, le temps est contrôlé par une immense horloge. Or l’appareil qui mesure le temps est brisé, mettant ainsi en péril l’avenir de ce monde. Tous les personnages tentent donc de retrouver les chiffres qui manquent afin de réparer l’horloge pour sauver Jaha.

Assez simple, l’histoire sert surtout de fil conducteur au spectacle qui met de l’avant les performances. Des danseurs, des chanteurs, des musiciens, des contorsionnistes, des gymnastes et des échassiers incarnent cette histoire fabuleuse.

Quelques nouveautés ont été apportées au spectacle. Matt LeBlanc a établi un partenariat avec l’école Antonine-Maillet à Moncton. Environ 300 élèves de la 7e et 8e année ont créé 250 petites toiles qui sont intégrées à une immense robe d’une largeur de 20 pieds. Cette robe sera portée par le personnage principal.

Il faut dire que les arts visuels occupent une grande place dans ce spectacle. Tous les costumes sont peints à la main. L’artiste-peintre accorde une grande importance à l’aspect visuel du spectacle.

«Quand on pense au Cirque du Soleil, on pense à des acrobates qui font des numéros aériens, mais nous, aux Productions Fusion, on essaie toujours que l’art soit le fil conducteur. L’art est dans les costumes, dans les concepts et dans tous les éléments du spectacle. Tout est peint à la main. Je conçois le tout et j’ai une équipe qui m’aide.»

Les décors et les costumes combinés aux vidéos, aux masques, aux maquillages, aux chapeaux et aux accessoires variés composent cet arsenal visuel.

La place aux jeunes

Productions Fusion en est à l’organisation de son 15e événement. Quand l’artiste a commencé en 2011, c’était surtout pour offrir au public des vernissages différents. S’il expose encore ses œuvres lors des représentations, il reste que c’est vraiment la partie spectacle qui a pris le dessus avec les années. Matt LeBlanc estime que la force de ses productions réside notamment dans le fait qu’il met en scène de jeunes artistes bourrés de talents.

Après avoir présenté ses productions au Casino pendant cinq ans, il a décidé de les déplacer au Centre de célébration Wesleyan, afin d’attirer davantage les familles. Pour la première fois, l’entreprise présentera un spectacle à Edmundston avec des artistes de cette région. L’objectif du producteur est de développer de plus en plus son concept afin de les présenter dans différentes villes.

«Je travaille avec les personnes de la localité et on crée un spectacle ensemble et on utilise les artistes locaux.»

Il admet que cela exige beaucoup d’heures de travail. Pour chaque nouvelle création, il a peut y mettre une année de travail. Il songe déjà à sa nouvelle production de 2020.

Le producteur estime qu’environ 3000 personnes verront le spectacle dans une ou l’autre des trois villes, d’ici la fin octobre.

Jaha sera présenté le 5 octobre, au Centre Wesleyan, à Moncton, le 19 octobre, au Centre des congrès d’Edmundston et le 26 octobre, au Centre Currie UNB, à Fredericton.