Révolution: un danseur d’Edmundston franchit la première étape

Simon Maillet d’Edmundston a réussi à franchir la première étape du concours de danse télévisé Révolution à TVA. Le danseur et chorégraphe néo-brunswickois de 20 ans a ébloui les juges de cette compétition très relevée.

À l’issue de sa prestation, dimanche soir, le maître de danse Jean-Marc Généreux s’est littéralement renversé sur sa chaise, tellement il a apprécié ce qu’il a vu. Les juges ont applaudi avec vigueur la performance du Néo-Brunswickois. Celui-ci a livré un solo inspiré d’une histoire d’amour, alliant puissance, intensité et fragilité.

«Tu danses avec tes couleurs. Ta proposition, elle est claire. Tu étais complètement habité par le personnage. Tu as roulé ton coeur vers nous et moi je l’accepte avec bonheur. Merci!», a déclaré Jean-Marc Généreux.

Même si au début, on a tenté de lui faire croire qu’il irait au ballottage, le candidat a finalement récolté les votes de l’ensemble des juges, obtenant ainsi son laissez-passer pour la prochaine étape qui consiste à un face à face entre deux danseurs (un peu comme les duels à La Voix). Simon Maillet confie avoir vécu une montagne d’émotions lors de cette première ronde d’auditions. Il était accompagné de sa troupe de danse compétitive Main Street Dancers.

«C’était très stressant et j’ai vécu beaucoup d’émotions. On est arrivé à Montréal pour le tournage et on ne connaissait personne. On était les seuls représentants du Nouveau-Brunswick. C’était un peu intimidant au début, mais les gens étaient très gentils donc il y avait une belle atmosphère de camaraderie. Pendant la journée, nous avons eu des répétitions et le jour d’après, c’était le jour du tournage», a-t-il raconté.

Ces auditions en direct ont été tournées en mai et tout devait demeurer secret jusqu’à dimanche soir.

Le Nouveau-Brunswick était aussi représenté par la troupe Main Street Dancers qui a offert un numéro de groupe. Elle n’a toutefois pas été retenue par les juges.

L’histoire dans la danse

Le danseur natif de Saint-Jean qui envisage d’entreprendre des études en danse dans une école à Toronto, estime que cette émission pourrait bien lancer sa carrière. Il a dansé sur une musique de Woodkid, I love you. Cette courte pièce qu’il a créé pour la compétition raconte l’histoire d’un homme qui tente un ultime effort pour se rapprocher de l’être aimé.

«Pour moi, dans un solo, il faut vraiment qu’il y ait une belle histoire avec un début, un milieu et une fin. La chorégraphie a été inspirée par l’histoire de cette chanson.»

Visiblement surpris par la réaction des juges, il ne s’était pas créé trop d’attentes en arrivant à Montréal.

«Quand les juges ont donné tous les trois leur vote pour que je passe à la prochaine ronde, j’ai ressenti de la surprise, de la joie et de la fierté.»

Si ce n’avait pas été de son professeur de danse et de sa troupe, il n’aurait jamais été à cette compétition. Ayant grandi à Saint-Jean où il avait moins accès aux chaînes de télévision francophones, il ne connaissait pas cette émission. C’est sa troupe et son professeur qui l’ont encouragé à participer. Simon Maillet vit à Edmundston depuis un peu plus d’une année.

Danser à l’âge de 8 ans

Poussé par son père à suivre des leçons de danse, il a commencé à danser à l’âge de 8 ans. C’est son père qui l’a amené pour la première fois à un cours de danse dans une école à Saint-Jean. Depuis, il n’a jamais cessé de danser. Son père avait reconnu chez son fils des talents artistiques et athlétiques.

Pendant toutes ces années, il a participé à plusieurs compétitions en Atlantique et au Québec. Il a reçu notamment une bourse d’études pour étudier la danse de Broadway, à New York.

Étudiant en éducation primaire à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, il songe à entreprendre des études en danse dans une école à Toronto. Il a d’ailleurs été accepté, mais il a décidé d’attendre une autre année avant de faire le grand saut. La danse est sa véritable passion.

«Pour moi, c’est l’aspect de faire ressentir quelque chose aux gens et de partager une histoire avec l’auditoire qui me passionne.»

Animée par la comédienne Sarah-Jeanne Labrosse, la deuxième saison de l’émission Révolution est présentée les dimanches à 20h. Simon Maillet est le premier Néo-Brunswickois à entrer dans la compétition. La ronde des auditions télévisées n’est pas encore terminée.