Émilie Landry au centre d’un théâtre musical à Montréal

Émilie Landry montera sur les planches du Théâtre Jean Duceppe à Montréal en décembre prochain afin d’interpréter quelques pièces de la grande dame de la chanson québécoise Ginette Reno.

Après six ans à rouler sa bosse à Québec, Émilie Landry est revenue il y a quelques mois s’établir chez elle, à Campbellton, question de se consacrer entièrement à son art, et surtout à la confection de son prochain album dont la parution est prévue pour 2020. L’ironie veut que la jeune auteure-compositrice-interprète soit sollicitée pour l’un des rôles principaux d’un théâtre musical inspiré des œuvres de Ginette Reno.

«Le producteur de la pièce est tombé sur des vidéos de moi en ligne et ça lui a plu. Ce dernier n’avait toutefois aucune idée que j’étais aussi loin, que j’étais revenue m’établir au Nouveau-Brunswick. Ça l’a un peu surpris, mais finalement, ça ne l’a pas empêché de m’offrir le rôle», raconte Émilie qui rigole bien aujourd’hui de cette situation.

Celle-ci tiendra le rôle de Janette dans la pièce Flammes, conçu et mis en scène par le dramaturge David Mezy. L’histoire n’est en rien celle de la vie de la «Diva» québécoise, mais plutôt une comédie romantique créée de toutes pièces et appuyée d’une vingtaine de titres provenant de son catalogue.

Au centre de cette histoire, le personnage d’Émilie, une jeune femme de la haute société qui tombe en amour avec Rodéo, un jeune homme d’une tout autre classe sociale. Cette relation est plutôt mal vue de la part de la famille de la jeune femme qui lui préfère un autre prétendant. Bref, une histoire d’amour complexe, mais surtout un prétexte idéal pour redécouvrir les pièces de cette grande chanteuse qu’est Ginette Reno (et qui a fait des chansons d’amour son créneau de prédilection).

Bien entendu, Émilie connaissait bien l’œuvre de Ginette Reno avant de s’y attaquer.

«Ce n’est pas quelque chose que j’écoutais nécessairement dans mon enfance, mais c’est une incontournable de la chanson québécoise et une chanteuse pour laquelle j’éprouve le plus grand respect. Elle a du charisme, du coffre, et un talent fou. Et travailler ainsi ses pièces m’a permis de les apprécier encore davantage», souligne-t-elle.

Avec cette pièce, la chanteuse de Campbellton avoue qu’elle sort complètement de sa zone de confort, autant en terme de registre de voix que de style musical. Une situation qu’elle apprécie néanmoins. À la base en effet, Émilie est davantage chanteuse et musicienne qu’une comédienne. Cependant, cet aspect de la scène l’a toujours attirée.

«Les comédies musicales, j’adore, et ç’a toujours été mon rêve d’en faire. Ce n’est pas comme un spectacle ordinaire sur scène comme je suis habituée, car je dois cette fois me mettre dans la peau d’un personnage. Cette pièce est donc une occasion énorme qui s’ouvre à moi d’explorer un nouveau genre», souligne-t-elle.

Flammes sera présenté en grande première le 20 décembre prochain à Montréal. Mme Reno sera-t-elle présente?

«On ne le sait pas encore, mais l’invitation a été lancée. C’est certain que j’aimerais vraiment qu’elle soit dans la salle et la rencontrer», souligne Émilie.

Pour le moment, il n’a pas été question de partir en tournée avec la pièce. Toutefois, son interprète féminine avoue qu’elle aimerait bien pouvoir l’importer dans sa province pour quelques représentations.

«Je sais que si la réception est bonne, notre metteur en scène aimerait pouvoir faire d’autres à Montréal, et même l’a faire voyager jusqu’à Québec et Ottawa. Reste que c’est beaucoup de coordination. Est-ce qu’on pourrait l’apporter ici? Pourquoi pas, on peut toujours espérer. Moi j’aimerais beaucoup ça en tous cas», avoue la jeune artiste.