Le Festival (506) prend son envol à Moncton

Environ 200 professionnels de l’industrie musicale, dont une trentaine d’artistes en spectacle sont attendus au Festival de musique (506) qui se déroule du 24 au 27 octobre à Moncton.

Au-delà de la remise de prix qui donnera le coup d’envoi au festival, jeudi soir, plus de 25 artistes et groupes offriront des extraits de spectacles de 30 minutes vendredi et samedi. Ces séries de vitrines ouvertes au public sont présentées au Centre culturel Aberdeen et au Timber Lounge (ruelle Orange). Ce cabaret du centre-ville de Moncton spécialisé dans le lancée de la hache entend offrir de plus en plus de spectacles, a indiqué le directeur général de Musique NB, Jean Surette. Musique NB a donc voulu encourager l’établissement en y présentant une partie des activités du festival.

Folk, traditionnel, blues, rock, chanson, jazz, country, électronique et hip-hop; la sélection est assez variée bien que peu de musiciens francophones en fassent partie. Troiselle, Joey Robin Haché, Chloé Breault, Shaun Ferguson et Maggie Savoie figurent parmi les 30 artistes à se produire cette année au Festival. Jean Surette précise que le jury qui s’occupe de la sélection n’a pas de quota en matière francophone, anglophone ou autochtone. Tous les dossiers sont évalués en fonction de critères communs, peu importe la langue ou la culture.

«On essaie de choisir un bon mix d’artistes émergents qui ont besoin d’expérience de jouer une vitrine et aussi des artistes plus avancés dans leur carrière qui ont exporté ou qui sont prêts à exporter.»

Le directeur reconnaît qu’il y a un peu moins de francophones qu’en 2018, mais selon lui, cela peut dépendre de plusieurs facteurs tels que le nombre d’inscriptions, les tournées et les autres événements qui se déroulent au même moment. De plus, la FrancoFête en Acadie arrive à grands pas.

Les artistes émergents bénéficient aussi d’une formation avec des professionnels afin de se préparer pour la conférence. En plus des spectacles, une série de conférences, d’ateliers et de rencontres de réseautage est prévue à la programmation.

Environ 75 agents, producteurs, diffuseurs et autres professionnels, dont une quinzaine de conférenciers et de formateurs en provenance de la région atlantique, de la France et de l’Angleterre seront au rendez-vous.

«Il y a aussi des rencontres individuelles où nos formateurs vont avoir la chance de discuter plus en profondeur avec les artistes ou leurs gérants.»

L’édition musicale, le marketing, l’exportation et le développement de carrière seront au coeur des discussions qui cette année se dérouleront principalement en anglais.

«C’est principalement en anglais sachant qu’on avait beaucoup de participants anglophones. C’est aussi la disponibilité des gens en fonction des sujets qu’on voulait parler. Il y en a qui sont bilingues. Typiquement on aurait eu la traduction simultanée pour les conférences, mais cette année, nos trois personnes avec qui on travaille d’habitude ne sont pas disponibles.»

Une table ronde sur l’industrie musicale au féminin est à l’ordre du jour. L’objectif est d’assurer un suivi concret à ce qui avait été présenté par Musique NB, il y a quelques années.

«C’est vraiment axé sur l’industrie ici. On aimerait, entre autres, avoir plus de femmes qui travaillent non seulement comme agente, mais aussi au niveau technique, en arrière-scène, et aussi on veut parler d’équité et de respect. On veut aller plus dans le concret et dans les possibilités de solution.»

Toutes les activités du festival et de la conférence sont ouvertes au public. Les gens peuvent se procurer un passeport pour la conférence ou encore des billets pour les vitrines. Les organisateurs souhaitent attirer au moins 200 personnes par soir.