Révolution: l’aventure se termine pour Simon Maillet

Seul concurrent néo-brunswickois au concours de danse télévisé Révolution, Simon Maillet repart la tête haute. Le danseur d’Edmundston confie que cette expérience l’a marqué profondément et qu’il n’écarte pas l’idée de se présenter à nouveau aux auditions de l’émission en 2020.

«Même si je gagnais ou je perdais, je me sentais déjà comme un gagnant. Pour moi, la décision finale n’était pas si importante que ça. J’ai tellement appris dans cette minute et demie là», a confié le danseur en entrevue au lendemain de la diffusion de son face à face à l’émission Révolution sur TVA.

Après la première ronde, les danseurs doivent franchir l’épreuve des faces à faces pour ensuite passer aux directs et à la finale. Cette épreuve plutôt étonnante pour le domaine de la danse consiste à mettre en scène deux artistes (des solos, duos ou groupes) qui doivent s’affronter en exécutant une courte chorégraphe d’à peine une minute et demie. La compétition est très relevée. Qui des deux danseurs réussira à éblouir les juges par des prouesses souvent spectaculaires?

Simon Maillet admet que ce genre d’expérience était toute nouvelle pour lui. Cet habitué de la danse compétitive n’avait jamais fait de face à face.

«L’émission n’est pas comme le vrai monde de la danse compétitive. C’est tout nouveau, il faut imaginer à nouveau ce qu’on sait faire comme danseur. Il faut penser à combien de choses on peut amener en une minute et demie et il faut vraiment tout donner ce qu’on a», a-t-il expliqué.

Dans l’univers de la danse compétitive, les danseurs présentent habituellement des chorégraphies d’environ trois minutes, leur donnant ainsi du temps pour jouer avec l’histoire, exprimer des émotions et respirer. Tandis qu’à Révolution, ils ont à peine le temps de respirer, soulève le danseur. Seul face au duo Kyô, deux danseurs professionnels d’expérience, le Néo-Brunswickois admet qu’il s’est senti un peu intimidé. Ce qui n’a pas paru.

À l’issue de sa prestation, les commentaires des juges à son endroit ont été élogieux, mais ceux-ci ont tranché. Et le jeune danseur de 20 ans a dû s’incliner devant le duo.

Simon Maillet a choisi de danser sur la chanson Ligne d’Hydro de Lisa LeBlanc dans un numéro contemporain très puissant.

«En étant le seul représentant du Nouveau-Brunswick qui restait à l’émission, je voulais faire quelque chose qui représente ma province.

C’est par hasard que j’écoutais l’album de Lisa LeBlanc et je suis tombé sur cette chanson qui m’a beaucoup parlé.»

Les commentaires et les encouragements qu’il a reçus lors de son passage à l’émission lui donnent beaucoup d’espoir.

«Je suis vraiment inspiré d’y retourner alors on pourrait bien voir une réapparition de ma part à l’émission l’année prochaine. J’ai adoré mon expérience.»

Même s’il est un peu triste de quitter l’émission, il se sent épanoui et grandi. Il n’a aucun regret et il retient comme première leçon de ne pas avoir peur comme danseur d’essayer de nouvelles choses et d’avoir confiance en ses capacités.

«Il ne faut pas écouter la petite voix dans sa tête qui dit qu’on n’est pas capable. Il faut y aller avec son sentiment initial et donner tout ce qu’on a et ne pas avoir peur de l’inconnu.»

Il entend poursuivre son parcours en danse avec sa troupe Main Street Dancers tout en étudiant en éducation à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston. En septembre 2020, il envisage d’aller étudier en danse à Montréal ou à Toronto.