Jean-Marc Couture donne un coup de pouce à son Val-d’Amour natal

L’artiste Jean-Marc Couture revient chez lui ce week-end, le temps d’un concert et pas n’importe lequel.

Le jeune homme de Val-d’Amour, grand lauréat de la 5e cuvée de Star Académie, en 2012, a accepté de donner un spectacle-bénéfice au profit de la salle communautaire locale (Centre de la Vallée) de son village natal.

L’endroit aurait besoin de plusieurs rénovations et les budgets sont restreints.

Joint par téléphone, le jeune chanteur et musicien du Restigouche – qui demeure maintenant en banlieue de Montréal – a expliqué n’avoir pas hésité un instant lorsqu’il a reçu l’appel pour ce concert.

«On m’a contacté afin de voir si j’étais dispo pour donner un coup de pouce pour le centre et ça m’a fait plaisir. Non seulement Val-d’Amour c’est ma place, mais je sais à quel point ce centre est important pour la communauté», indique-t-il.

S’il dit avoir hâte de voir et revoir les gens de son coin de pays, il leur promet en contrepartie tout un spectacle.

«Je planifie faire certaines pièces de mes albums, c’est certain, mais aussi des reprises d’artistes francophones et anglophones», souligne-t-il, ajoutant qu’il pourrait aussi y avoir quelques surprises. Et peut-être même des pièces inédites.

«Je travaille en ce moment sur l’écriture et la composition de pièces que je compte sortir en 2020, mais c’est encore préliminaire. En fait, je n’ai même pas encore eu le temps de les pratiquer avec mon band. Mais on ne sait jamais, on va peut-être se risquer», souligne-t-il sans promettre.

Une chanson, un projet

Jean-Marc Couture a deux albums solos à son actif et il se pourrait bien qu’il en demeure ainsi pour un bon moment. Non pas que celui-ci ait décidé de mettre sa carrière musicale en veilleuse, bien au contraire puisqu’il travaille actuellement sur l’enregistrement de nouvelles pièces. La raison réside plutôt dans le contexte actuel de l’industrie musicale.

«Il ne se vend pratiquement plus d’album physique, tout passe par le web, par l’achat électronique ou les plates-formes de musique en continu. Les disques compacts, il y a de moins en moins de place pour les jouer. Donc concevoir un album dans ce format physique contraignant, avec dix à douze pièces d’un même style, je trouve cela moins intéressant», explique-t-il.

L’industrie est actuellement en plein changement et ceux-ci font en sorte que le jeune homme porte désormais un nouveau regard sur l’industrie et la façon de diffuser son travail.

«Je trouve que faire un album entier, ça limite la créativité. Je crois que je vais surtout me concentrer sur l’enregistrement de “single” ou de “EP” (mini-album) qui ne seront disponibles qu’en ligne. De cette façon, j’ai beaucoup moins de contraintes (nombre de chansons, style de musique, etc.). Aussi, ça coupe de beaucoup les coûts puisque c’est moi qui m’enregistre et m’autoproduit. De cette façon, une chanson devient un projet en soi», dit l’artiste. Ceci dit, il n’entend pas non plus limiter ses options.

«Si je vois que mon travail débouche sur un album complet, je vais y aller. Mais, pour l’instant, ce n’est pas ce que j’envisage. Je préférerais sortir plus de chansons, et quand ça me chante. C’est ça la beauté de faire tout soi-même», dit-il.

Touche anglophone?

Avec cette nouvelle façon de faire, ce dernier entend aussi prendre plus de libertés que par le passé. Il entend notamment tenter sa chance avec quelques pièces anglophones. Jusqu’ici – outre ses reprises d’artistes lors de spectacles – le restigouchois s’en était tenu qu’à du contenu francophone. Pourtant, il est un grand amateur de blues et de rock anglophones.

«Ça fait longtemps que je veux faire des pièces en anglais, mais jusqu’à présent je m’étais contenté à ne faire que du français. Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise d’aller dans cette direction», indique-t-il, précisant qu’il n’abandonne toutefois pas l’écriture en français pour autant.