Un jeune d’Edmundston en vedette dans la nouvelle série-réalité L’appartement

Un jeune humoriste en devenir d’Edmundston, Thomas Lapointe, est l’un des cinq colocs de la nouvelle série-réalité L’appartement qui sera présentée sur Club Illico à compter du 16 janvier.

À cheval entre la télé-réalité et le documentaire, L’appartement met en scène cinq jeunes de 19 à 23 ans d’horizons différents qui ont décidé de faire le saut dans la métropole québécoise pour tenter de réaliser leurs rêves.

Pour eux, tout est à découvrir. Pendant une année, ils partageront un logement dans le Mile-End à Montréal. Chacun arrive d’une région différente, la plupart étant du Québec. Thomas Lapointe d’Edmundston est le seul du Nouveau-Brunswick.

Celui qui a fait du théâtre, de l’improvisation pendant huit ans et des études en art dramatique à Moncton, rêve d’être humoriste. Arrivera-t-il à percer dans le domaine de l’humour et à s’adapter à sa nouvelle vie? C’est un peu ce qu’on découvrira tout au long des épisodes de L’appartement.

Pendant une année, l’équipe de tournage dirigée par le réalisateur Simon Sachel a filmé, à raison de trois ou quatre jours semaine, les cinq jeunes colocataires qui ont tous des rêves professionnels et personnels bien à eux. Sarah-Maude veut faire carrière dans le domaine de la mode, Shadlyne souhaite travailler en télévision ou en cinéma, Loïc rêve d’être entrepreneur tandis que Pierre-Alexandre se prépare à vivre un changement de genre.

Contrairement aux émissions de télé-réalité classique, il n’y a pas d’animateur ni de caméra cachée et aucun participant ne sera éliminé en cours de route. Ce n’est pas un concours de popularité, précise le réalisateur Simon Sachel.

«Ça s’écoute un peu comme une fiction, en rafale. Du jour un quand il débarque à l’appartement jusqu’au jour où ils vont quitter l’appartement à la fin de l’année, on va les avoir vus changer et évoluer», a déclaré Simon Sachel.

Celui-ci explique qu’ils ont voulu mettre en lumière cinq milléniaux inspirants qui ont des projets sérieux et des ambitions.

«On voulait des jeunes qui sont le fun, dégourdis et qui avaient la conviction que c’était le moment de partir de chez eux pour tenter leur chance dans la métropole.»

Dans le cas de Thomas, le réalisateur estime intéressant de suivre un jeune qui débarque à Montréal avec la conviction qu’il a ce qu’il faut pour être humoriste. Cette profession très contingentée figure parmi les plus populaires au Québec.

«On y croyait assez pour dire oui, nous allons suivre ce jeune-là et nous allons essayer d’être à côté de lui pour le voir évoluer pendant une année complète.»

Ils ont tourné les dix premiers épisodes de la fin août à la mi-décembre et ils reprennent le tournage cette semaine jusqu’au début de l’été.

Thomas Lapointe confie qu’il ne pouvait pas laisser passer cette occasion en or. Il a donc choisi d’interrompre ses études universitaires pour participer à l’émission. On suivra son parcours, ses hauts comme ses bas, tout au long de l’année. L’émission lui a donné la chance de suivre des cours à l’École nationale de l’humour; une étape importante pour le comédien.

«Ça m’a tellement aidé dans mon écriture et dans mes performances. Ça m’a donné un véritable coup de pouce», a commenté le Madawaskaien de 20 ans.

Il estime que cette série-réalité permettra au public de voir le cheminement d’un artiste pour accéder à son rêve.

«C’est important de le voir parce que ce n’est pas toujours facile. Il faut juste pas lâcher. Je ne vous dis pas qu’à la fin de l’année, je serai un humoriste accompli, mais il y a un progrès et comme toute profession, ça prend du temps.»

Le public sera donc témoin de leurs folies, de leurs aspirations, de leurs démarches, de leurs joies, mais aussi de leurs peines, leurs déceptions et leurs remises en question.

En débarquant à Montréal, il sont confrontés à un nouvel environnement. C’est aussi la découverte d’une ville, de nouveaux colocs et peut-être d’histoires de coeur pour certains. Bref, tout ce qui peut meubler la vie d’un jeune de 20 ans.

Un clown

Souvent reconnu comme étant le clown de sa classe, Thomas Lapointe est loin de craindre les caméras.

«Je n’ai jamais été un gars introverti. L’improvisation, le théâtre et les cours d’art dramatique m’ont aidé à ne pas être gêné dans la vie.»

Avec les quatre autres colocataires, tout se passe bien, assure le jeune comédien. Les cinq occupants de L’appartement ne se connaissaient pas avant leur arrivée à l’émission. «C’est le fun de voir du monde qui a de l’ambition dans la vie. Selon lui, une véritable amitié s’est développée entre les participants.

«C’est rare qu’on vive une expérience comme ça avec du monde. Je pense qu’on ne va jamais s’oublier.»

Le Madawaskaien confie qu’il arrive à suivre le rythme rapide de la vie montréalaise.

«C’est sûr qu’à Edmundston, les transports en commun sont plutôt rares. On a trois taxis pour l’ensemble de la ville. Ici, tout va vite, il faut juste s’adapter», a-t-il soulevé.

Les dix premiers épisodes de L’appartement seront offerts sur Club Illico à partir du 16 janvier. Les dix suivants pourront être visionnés l’été prochain.