Décès de Gérard Forest, un des membres fondateurs de 1755

Musicien, compositeur, interprète, discothécaire et membre fondateur du groupe légendaire 1755, Gérard Forest est décédé, mercredi, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 72 ans. Pendant ses nombreuses années à la discothèque de Radio-Canada, il a contribué à faire connaître la musique acadienne.

Sa grande connaissance de la musique, son sens de l’humour, son ouverture et sa gentillesse ont marqué ses proches et les gens qui ont connu Gérard Forest, qu’on appelait aussi gentiment Gerry.

«C’était un merveilleux père, conjoint, grand-père, ami, avec un grand grand cœur et une nature généreuse. Il était musicien, compositeur, historien, athlète, et tellement plus…», a partagé sa fille Geneviève Annick Forest qui lui a rendu hommage sur sa page Facebook.

De nombreux témoignages de sympathie ont afflué sur les réseaux sociaux. Roland Gauvin qui a partagé la scène avec Gérard Forest dans les tous débuts de 1755, au milieu des années 1970, avant même que le groupe ait un nom, a eu beaucoup de plaisir à jouer de la musique avec le guitariste et bassiste.

«C’était un gars qui avait beaucoup d’humour et beaucoup d’entregent. Il était vraiment comique et il avait le don de nous faire rire. Il nous apportait une vaste expérience et de précieux conseils surtout au niveau des voix parce qu’il avait déjà chanté et joué dans des groupes», a mentionné Roland Gauvin.

Après environ un an, Gérard Forest a quitté 1755 pour entreprendre des études universitaires en musique.

«C’était un très bon musicien. On a eu l’occasion de l’inviter sur scène pour quelques réunions de 1755, entre autres, au spectacle au Colisée de Moncton et lors du 30e anniversaire du groupe.»

Il a toujours continué à jouer et à composer de la musique même après son départ de 1755. Gérard Forest a créé plusieurs compositions qui gagnent à être connues, dont la revue musicale East End inspirée du quartier de Moncton où il a grandi. Cette œuvre majeure a été présentée au Théâtre Capitol.

En travaillant à la discothèque de Radio-Canada, ses connaissances musicales étaient très vastes et il a encouragé les artistes de l’Acadie.

«À l’époque (où il travaillait à Radio-Canada), souvent quand je sortais des albums, il m’appelait tout de suite et il nous achetait des disques pour fournir l’ensemble des discothèques du pays. Il a beaucoup poussé la musique acadienne dans le réseau.»

La gérante d’artiste Carole Chouinard qui l’a bien connu estime qu’il a vraiment mis de l’avant tous les albums acadiens.

«C’était aussi un grand archiviste. Il gardait toujours des dossiers assez à jour pour les artistes acadiens.»

Elle retient de lui sa grande gentillesse, son ouverture d’esprit et son appréciation de tous les styles musicaux.