Mariana Mazza réserve une primeur au public de Moncton et Caraquet

D’où viennent le franc-parler et l’énergie explosive de Mariana Mazza? Aucune idée, répond l’humoriste qui s’assume pleinement. De retour à Moncton dans le cadre du Festival HubCap, elle entend offrir en primeur un aperçu de son prochain spectacle Impolie qui promet d’être aussi mordant que Femme ta gueule.

La jeune femme sera aussi en spectacle le 31 janvier à Caraquet.

C’est bien connu, Mariana Mazza aborde les sujets de front, délicats ou pas. Elle ne fait pas dans la dentelle et elle n’est surtout pas du genre à s’enfarger dans les fleurs du tapis. Elle sait bien qu’elle n’a pas toujours fait l’unanimité, mais elle a appris à vivre avec cette situation.

D’ailleurs, c’est probablement ce qui fait son charme.

«C’est rare les gens qui font l’unanimité et souvent ceux qui le font c’est parce qu’ils cachent quelque chose. On a tous un côté déplaisant et ce côté-là, plus on l’exploite, plus on en rit, plus c’est le fun. J’aime plaire, mais si je ne plais pas, je vais vivre avec ce sentiment-là et ce sera tout», a affirmé en entrevue l’humoriste québécoise.

Dans sa famille, les gens parlent fort, donnent leur opinion et ils ont le sang chaud, raconte-t-elle.

«J’ai grandi dans un quartier comme ça et j’ai des amis comme ça, alors j’imagine que ça m’a influencé un peu… Ce n’est pas parce que je suis Italienne que je vais parler de ça. Pour moi, les sujets viennent de façon naturelle. Il y a des choses que j’observe qui me font rire et je ne pense pas que c’est à cause de mes origines.»

Mariana Mazza confie qu’elle aime flirter avec la controverse et parler de sujets tabous qui peuvent provoquer un malaise. Elle discute ouvertement de ses émotions et de ce qu’elle vit. «Je suis la personne que je connais le plus, donc j’en parle.»

Des sujets qui nous habitent tous

Dans son premier spectacle solo Femme ta gueule, elle explore des thèmes qui peuvent paraître crus ou intimes, mais elle rappelle que ce sont des sujets qui nous habitent tous. Que ce soit les hormones, les menstruations, le sexe, elle les aborde à sa façon avec beaucoup d’autodérision.

«Ça ne m’intéresse pas d’avoir peur de dire les vrais mots parce que beaucoup de gens s’empêchent de le faire pour bien paraître et pour ne pas se faire juger. Je le sais que je me fais juger, mais honnêtement je m’en crisse.»

Elle tourne avec son premier spectacle solo Femme ta gueule depuis presque quatre ans. Moncton figure parmi les derniers arrêts de la tournée. Le prochain spectacle Impolie s’inscrira dans la continuité du premier.

«C’est la même Mariana qui continue à faire des blagues. Je ne vis pas de crise existentielle, alors ça va être des choses que je n’ai pas dites dans Femme ta gueule et que je vais dire dans le prochain.»

Celle qui a présenté des spectacles au Nouveau-Brunswick, au printemps dernier, tenait à faire un dernier tour de piste à Moncton parce qu’elle n’envisage pas d’entreprendre de grandes tournées dans les prochaines années.

«Je veux voyager un peu moins parce que je pense que c’est très difficile sur le corps et sur le mental. Je me suis dit que j’allais retourner, mais comme bonus à la fin du spectacle, je ferai 30 ou 40 minutes de mon nouveau spectacle avec lequel je ne viendrai pas, mais au moins les gens auront l’exclusivité.

Mariana Mazza est le genre d’humoriste qui prend énormément de notes. Depuis qu’elle est toute jeune, elle aime écrire et lire. Elle puise son inspiration dans des anecdotes que des gens lui ont racontées, des émotions et des aventures vécues.

Quand elle les écrit, elle tente de trouver le côté comique de la situation. Elle ne s’impose pas de censure, la limite se trouvant plutôt à l’intérieur d’elle-même.

«Moi, ma limite c’est est-ce que ça vient faire du mal à une personne ou à un groupe de personnes? La réponse est non, je le fais.»

À son avis, la liberté d’expression, c’est aussi être capable d’assumer ses dires, de les défendre et de vivre avec les conséquences.

Mariana Mazza est arrivée dans le monde de l’humour presque par hasard. Celle qui avait entrepris des études en communications s’est retrouvée un soir à faire un numéro d’humour. «J’ai aimé ça et je me suis lancée là-dedans à 100%.»

«C’est vraiment la scène que j’aime. La télé, c’est un bonus qui me fait un peu sortir de mon quotidien», a ajouté l’humoriste qui est aussi juge à l’émission La magie des stars au réseau TVA.

Mariana Mazza présente son spectacle le 1er février à 20h au Théâtre Capitol à Moncton dans le cadre du Festival HubCap.