Caraquet: une exposition qui soulève «un doute nécessaire»

La nouvelle exposition de l’artiste multidisciplinaire Michèle Bouchard, La déchirure… Et après… sera présentée jusqu’au 7 mars à la Galerie Bernard-Jean, à Caraquet.

L’installation multimédia de l’artiste originaire de la Gaspésie s’ouvre par une série d’œuvres faites de papier déchiré. Elles sont montées soit en boule suspendue ou collées à plat sur les murs. L’installation se poursuit par une série de masques, fait de cire et de tissus colorés apposés aux murs. Les masques sont tirés de moulages de son visage sous diverses expressions.

Au centre de la galerie, loge un dispositif fait de lamelles de papier suspendues à des planches fixées au plafond. Des lamelles mues par un moteur qui tournent tel un carrousel. Autour, des lampes colorées et bigarrées sont installées pêle-mêle, tels des phares dans la galerie.

«La déchirure… Et après… est née d’un dialogue engagé avec le médium. D’abord le papier comme matière à explorer, et le questionnement qui suit naturellement par où s’introduit la transparence, la cire, le fil, le tissu et finalement, la lumière qui s’infiltre par le papier déchiré, comme un doute nécessaire pour refaire l’ordre des choses. La réflexion engagée traite de transformation, d’impermanence de l’image, de son mouvement qui échappe à notre contrôle et du sens que nous fait gagner cette perte», explique Michèle Bouchard.