Scooby-Doo à Moncton dans un spectacle à grand déploiement

Pour les nostalgiques ou encore pour ceux qui ont gardé leur coeur d’enfant, la nouvelle comédie musicale familiale à grand déploiement Scooby-Doo! and The Lost City of Gold (Scooby-Doo! et la légende de l’Eldorado) prendra bientôt son envol dans les Provinces maritimes.

En 2019, la célèbre série américaine Scooby-Doo, créée par Hanna-Barbera Productions, a fêté son demi-siècle. Le plus héroïque des grands chiens gourmands et ses amis détectives ont fait l’objet de plusieurs séries et films. Cette fois, c’est sur la scène que le public retrouvera ce classique des dessins animés.

Le spectacle qui allie musique, chant, théâtre, danse, acrobaties, marionnettes, magie et technologie multimédia a été conçu par une entreprise canadienne basée à Montréal, Monlove.

Celle-ci a obtenu les droits mondiaux pour le spectacle Scooby-Doo. Les deux premières représentations de la version anglaise du spectacle auront lieu à Halifax, le 19 mars et à Moncton, le 21 mars.

«C’est un heureux hasard. On voulait débuter dans une ville canadienne et on n’était jamais venu dans les Maritimes», a déclaré Ella Louise Allaire qui a fondé Monlove avec Martin Lord Ferguson.

La firme a conçu l’idée originale du spectacle, le livret, les paroles et la musique pour ensuite choisir un metteur en scène et réunir une équipe d’artisans et d’artistes afin de produire le spectacle.

L’équipe de production compte 75 personnes. De l’animation aux décors en passant par les accessoires, les costumes et les marionnettes, tout a été réalisé par l’équipe de Monlove.

Ella Louise Allaire précise que le spectacle propose une toute nouvelle histoire de Scooby-Doo. Si cette franchise les a intéressés, c’est en raison, entre autres, de l’humour, des valeurs d’amitié, d’entraide et d’ingéniosité qu’elle véhicule, ainsi que l’égalité des genres qui se reflète dans les personnages. L’entreprise a envie de continuer à oeuvrer dans le marché du spectacle familial.

«On trouvait que c’était un créneau qui était sous-exploité au niveau des spectacles de qualité. Souvent dans le marché de famille, on a tendance à couper certains coins. Parfois les spectacles sont intéressants pour les plus jeunes, mais les parents s’endorment», a expliqué Martin Lord Ferguson.

Les deux créateurs apportent leur expertise acquise notamment avec le Cirque du Soleil, aux Jeux olympiques dans le domaine des spectacles à grand déploiement. Quand ils ont soumis leur projet à Warner Bros, détenteur de la franchise Scooby-Doo, ils ont été séduits, surtout que l’entreprise cherchait à avoir un spectacle de qualité pour le 50e anniversaire, raconte Ella Louise Allaire.

Elle précise qu’il s’agit d’une comédie musicale pluridisciplinaire inspirée des grands films d’animation qui font autant plaisir aux adultes qu’aux enfants.

En Amérique du Sud

Scooby-Doo et la légende de l’Eldorado se déroule en Amérique du Sud. L’équipe de Mystère et associé est appelée à résoudre une énigme d’un fantôme doré. Celui-ci effraie les touristes d’une ville fictive. Au fil de leur enquête, Scooby-Doo et ses amis rencontreront plusieurs personnages, dont un professeur, un gardien et un lama.

Quatorze acteurs, chanteurs, danseurs jouent une trentaine de personnages. Il y a aussi des marionnettistes qui manipulent les marionnettes, dont le grand danois Scooby-Doo de six pieds et trois pouces et un jaguar de près de neuf pieds.

Pour réaliser les décors, ils utilisent des fresques lumineuses appelées aussi mapping vidéo. Les acteurs évoluent donc dans un environnement virtuel en 3D et interagissent avec ce décor de bande dessinée.

Martin Lord Ferguson précise que les animateurs ont travaillé pendant plus d’une année à la création des 18 tableaux du décor virtuel.

«En fait, on respecte beaucoup l’esprit de Scooby-Doo, les années 1969 et 1970, d’ailleurs, le rétro revient à la mode. Pour les décors virtuels, on utilise le coup de crayon de Hanna-Barbera des années 1960 et 1970, mais dans un univers où il y a une fusion entre le 2D et le 3D», a expliqué M. Lord Ferguson.

Les 45 pièces musicales, dont 16 chansons originales, sont inspirées des années 1970.

«On raconte l’histoire aussi à travers les chansons. Tout ça s’inscrit dans le fil narratif. Ce sont des chansons groovy, le fun, avec un peu d’influences de Pink Floyd, de Motown, de Moody Blues et de folk», a mentionné Ella Louise Allaire.

Celle-ci soutient que le spectacle arrive certainement à la hauteur du film d’animation Scoob! qui sortira bientôt en salle.

«Dans notre créneau de spectacle, on a des aussi grands moyens qu’un film à 150 millions $ parce que le spectacle qu’on amène se situe dans des budgets similaires du Cirque du Soleil ou d’une comédie musicale de Broadway.»

La tournée mondiale du spectacle Scooby-Doo et la légende de l’Eldorado se poursuivra au moins jusqu’en 2024.

La première de la version française du spectacle aura lieu à Montréal le 29 mars, mais les producteurs n’écartent pas l’idée d’ajouter des sous-titres en français pour la représentation à Moncton, si c’est possible sur le plan de la logistique.

Le spectacle Scooby-Doo! and The Lost City of Gold est présenté au Centre Avenir à Moncton, le 21 mars à 19h.