Les escapades hawaïennes de Jared Betts

Pour sa toute nouvelle exposition, Jared Betts s’est inspiré des paysages d’Hawaï. Oeuvres aux couleurs éclatantes et au style éclaté, cette série de l’artiste-peintre de Moncton marie fantaisie, culture populaire contemporaine et expressionnisme abstrait.

L’exposition Honolulu Escapism qui est présentée à la galerie du Théâtre Capitol, à Moncton, jusqu’au 24 avril, prend son envol officiellement le mercredi 11 mars. Sept toiles composent cette nouvelle collection de Jared Betts, reconnu pour ses peintures aux couleurs riches et brillantes. Il a peint ces œuvres au début de l’hiver après avoir fait un voyage à Hawaï en décembre. Comme l’hiver canadien est rude et long et parfois difficile pour l’inspiration du créateur, il a eu envie de se plonger dans un nouvel environnement. Il n’était jamais allé à Hawaï.

«Je voulais juste sentir l’énergie de l’endroit et j’ai toujours aimé la jungle et les palmiers. Je suis allé là-bas pour avoir de l’inspiration pour cette nouvelle série parce que je trouve que l’hiver est difficile. J’ai vu tellement de belles couleurs et c’est très inspirant. Quand je suis revenu, je me suis lancé dans la création», a raconté l’artiste.

Avec cette nouvelle collection, il s’est véritablement laissé aller dans la création en offrant des œuvres qu’il qualifie de plus libres tant dans la gestuelle que dans la composition. On reconnaît certains motifs comme celui du palmier ou encore des illustrations inspirées de dessins animés, mais dans l’ensemble, il s’est laissé guider par les émotions.

«J’ai utilisé différentes brosses et techniques pour appliquer et verser la peinture sur la toile.»

Il a toujours aimé explorer la fantaisie en allant au-delà des frontières et en mixant divers genres, telles que l’illustration et la peinture abstraite afin de brasser les idées et les courants. L’utilisation des couleurs néon font partie aussi de la singularité de son travail. Celui-ci précise que ce type de couleurs étaient peu utilisé dans l’expressionnisme abstrait des années 1950 et 1960.

«C’est vraiment inspiré par le mouvement expressionniste abstrait de ces années, mais ça représente notre époque avec les dessins animés et les couleurs néon.»

Celui qui a présenté des expositions au Canada, à l’étranger et à travers la province, notamment à la Galerie Beaverbrook, a été invité à prendre part à une résidence de création à Taipei à Taïwan à la fin de l’année 2020. Ce sera une toute nouvelle destination pour l’artiste qui a déjà participé à des résidences en Islande, au Costa Rica, dans les Îles Vierges et en Irlande. Très influencé par la culture asiatique, il compte sur cette nouvelle résidence pour regarnir son cahier de croquis.

«J’ai postulé pour la résidence et j’ai été accepté et il accepte seulement deux personnes sur des candidatures de partout à travers le monde. C’est incroyable et excitant d’avoir cette chance. Je veux surtout avoir un recul des distractions quotidiennes. Une résidence, c’est toujours une expérience fantastique parce qu’on est dans un endroit nouveau où on ne connaît personne et on peut s’adonner vraiment à notre art.»

Il été invité par le Tesa Creative Center for the Arts situé dans la nouvelle ville de Taipei.

«C’est un centre construit par un sculpteur alors juste l’édifice en lui-même est incroyable.»

Son exposition Honolulu Escapism est présentée jusqu’au 24 avril. Le vernissage se tient ce mercredi 11 mars dans le cadre d’un 5 à 7.

Jared Betts a d’autres expositions de prévues au cours des prochains moins, dont une à la Gallery On Queen à Fredericton et à Annapolis Royal en Nouvelle-Écosse.