Noémie Roy, 12 ans, critique de cinéma international!

À 12 ans, Noémie Roy rêve déjà de faire carrière dans le milieu du cinéma. Passionnée du théâtre depuis sa petite enfance, la jeune fille de Bathurst a pourtant échangé son rôle d’actrice pour celui de critique lors du Festival international du Film pour Enfants de Montréal.

Noémie fut la première Néo-Brunswickoise à faire partie du Jury Enfants au Festival du film de Montréal.

Pendant la semaine de relâche, avec quatre autres jeunes de son âge, elle eut l’occasion de visionner une vingtaine de projections pour ensuite remettre les prix du meilleur film et du meilleur court-métrage à un des 15 réalisateurs sélectionnés.

«J’ai bien aimé avoir la chance de regarder des films qui n’étaient pas français, anglais ou québécois», a souligné la jeune fille.

«Il y avait plusieurs films qu’on ne verrait pas, ici, dans nos salles de cinéma.»

Les films présentés lors du festival ont été réalisés en Chine, aux Pays-Bas, en République tchèque, en Allemagne, en Suède, en Corée du Sud et en France.

Noémie explique qu’un traducteur était présent dans la salle de visionnement pour traduire les dialogues de langues étrangères au jury et aux téléspectateurs.

Noémie rédige aussi des critiques de films pour le journal de son école. – Acadie Nouvelle: Allison Roy

«Il fallait qu’on regarde deux à trois films par jour (…) et qu’on prenne des notes», a enchaîné l’élève de la 6e année.

«Il ne fallait pas juste noter ce qu’on pensait, mais aussi les réactions des autres téléspectateurs, par exemple s’ils riaient, pleuraient ou avaient peur.»

Le Jury Enfants devait aussi juger les projections sur différents critères comme la crédibilité des personnages, la qualité des scènes, les mérites artistiques et le dénouement.

Selon Noémie, un «bon film» se distingue par sa crédibilité et son originalité, mais aussi par ses images et ses effets sonores.

«Si tu regardes un film et que tu le comprends par les paroles, ce n’est pas très bon, mais si tu l’interprètes par les images et les sons, c’est ça que j’aime. Au festival, il y avait un film (Ma folle semaine avec Tess) qui se déroulait à la plage et si je fermais les yeux, je pouvais tout imaginer juste avec les sons des vagues et des goélands.»

La jeune cinéphile note qu’elle apprécie surtout les comédies, même si elle s’est laissée séduire par des récits émotifs lors du festival.

Le long-métrage Salon chez Romy demeure son premier coup de cœur. Le film des Pays-Bas raconte l’histoire d’une petite fille qui découvre et apprend à vivre avec la perte de mémoire de sa grand-mère.

Pour ce qui est des courts-métrages, Noémie a préféré un stop-motion nommé Muedra. Il s’agissait d’une projection muette réalisée en Espagne sur la nature qui se transforme.

«La première fois que nous avons délibéré, nous n’avions vraiment pas les mêmes opinions. (…) Moi, j’aimais vraiment le court-métrage Muedra et j’ai réussi à convaincre les quatre autres personnes à le choisir comme gagnant.»

Après une semaine chargée et une discussion de près de deux heures avec les autres membres du Jury Enfants, Noémie a finalement décerné les prix aux réalisateurs gagnants avant de retourner à la maison avec ses parents et son grand frère.

Elle ne garde que de bons souvenirs de son expérience qui alimente encore davantage son désir d’explorer les professions connexes au cinéma.