Arroser les fleurs: le jardin intérieur d’Émilie Landry

Déterminée à prendre toute la place qui lui revient, Émilie Landry présente Arroser les fleurs; un nouvel album bien assumé, nourri par le fruit de ses réflexions sur l’existence et sa vision du monde.

Après avoir sorti un premier mini disque, Être social, en 2017, l’auteure-compositrice-interprète de Campbellton nous arrive avec son premier album complet.

Un disque personnel qu’elle a voulu à son image. Arroser les fleurs rassemble 10 chansons sur des airs pop-folk, avec des textes souvent empreints d’émotions.

Le monde a bien essayé de changer Émilie Landry, mais celle-ci n’a jamais été aussi confiante et aussi lumineuse. Elle l’affirme haut et fort dans les pièces Dans ma peau et Y’ont essayé.

«Quand j’étais petite, j’étais vraiment intense, extrovertie et puis je me suis fait un peu intimider parce que j’étais vraiment expressive. Ça fait que ça pris longtemps et beaucoup de travail pour ne pas me refouler sur moi et prendre la place que j’ai à prendre.», a-t-elle confié en entrevue.

Ses chansons reflètent sa vision du monde et ses réflexions sur la vie à partir d’expériences personnelles ou encore de son entourage. Tout a commencé avec la pièce Shanel qu’elle a composée pour sa filleule afin de l’encourager à être soi-même, différente et à assumer ses opinions et ses intérêts.

Étrangement, le titre de l’album a surgi dès le début du projet. Cette image d’arroser les fleurs pour qu’elles grandissent et fleurissent a nourri la création de l’album.

«J’ai commencé à penser à cette image et à ce concept dans les différentes sphères de ma vie, c’est-à-dire avoir confiance en soi quand on veut évoluer, s’améliorer et grandir en tant que personne. Apprendre à s’aimer et à aimer les autres.»

La réflexion s’est étendue sur deux années. Avec l’aide du réalisateur du disque Éric Dion (Dans l’Shed) elle a créé les chansons et construit son projet d’album. Assez personnelles, les chansons révèlent une artiste qui cherche à grandir, d’où la métaphore des fleurs qu’on arrose.

«J’m’étire vers la lumière. J’veux juste être plus grande qu’hier.» (extrait de Plus grande qu’hier).

«Le sujet est très important»

La majorité des chansons ont été composées l’été dernier.

«C’est tout le temps à partir d’une réflexion et d’un sujet. Pour moi, le sujet est très important (…). Il y a beaucoup des sujets que je parle qui me touche personnellement, mais il y a aussi les gens directement autour de moi et y a un peu plus le côté vision du monde ou on peut voir un commentaire sur comment on vit.»

Pas facile d’écrire à la maison; elle en était même bloquée. C’est donc sur la route notamment entre Campbellton et Montréal qu’elle a imaginé ses chansons. Par la suite, elle les a peaufinées avec Éric Dion.

Elle a enregistré le disque au Studio Tracadièche à Carleton-sur-Mer.

L’album Arroser les fleurs sera lancé le 8 mai sur toutes les plateformes numériques. Émilie Landry présentera un lancement virtuel sur sa page Facebook à compter de 19h. La chanteuse a été frappée de plein fouet par les mesures de distanciation physique. Son spectacle avec David Myles à Dieppe a été annulé à la toute dernière minute au milieu du test de son.

«C’est vraiment là que la réalité m’a frappée en pleine face. Je pensais déjà à mon lancement et je me suis dit au pire, ce sera virtuel. J’ai fait la paix avec ça tout de suite.»

Même si elle ressent une pointe de déception parce qu’elle ne pourra pas célébrer la sortie de son album avec les gens dans une salle et un groupe complet, elle est heureuse de pouvoir enfin présenter le fruit de son travail au public.

«Je suis contente de le sortir, je pense que c’est un album qui a beaucoup d’espoir, qui va faire du bien au monde et qui va me faire du bien», a-t-elle ajouté. n