Le coup de foudre musical de Julien LeBlanc

Quatrième album du pianiste Julien LeBlanc, Mélodies passagères est né d’un coup de foudre musical entre deux artistes. Depuis leur tout premier concert à Moscou, la soprano trifluvienne Marianne Lambert et le pianiste acadien se retrouvent régulièrement afin de célébrer leur passion commune pour la musique.

Sur ce nouvel opus, les deux artistes proposent un programme de mélodies françaises et espagnoles qui évoquent le voyage, l’exotisme, l’évasion et les rêves. Mélodies passagères est aussi le titre de la seule œuvre de Samuel Barber écrite en français, précise Julien LeBlanc. La voix fabuleuse de la soprano colorature Marianne Lambert et le jeu subtil du pianiste rendent avec brio les interprétations de ce superbe répertoire lyrique.

Julien LeBlanc et Marianne Lambert se sont rencontrés dans des circonstances un peu rocambolesques. C’était en 2013 à Moscou pour un concert dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, par le biais du projet des Jeunes ambassadeurs lyriques. À son arrivée dans la capitale russe, la chanteuse qui a eu un retard dans son vol était très malade et complètement aphone. Jusqu’à la toute dernière minute, l’inquiétude a régné quant à l’issue du concert.

«On a trouvé ce (le remède) qui lui fallait et le soir, elle a chanté comme une déesse. Le concert a été un très grand succès. Jusqu’à la dernière seconde, on ne savait vraiment pas ce que ça allait donner ce concert-là. Marianne Lambert, c’est vraiment une guerrière et elle va toujours jusqu’au bout des choses», a exprimé le pianiste.

Ce voyage a été un peu le coup de foudre à la fois personnel et musical entre les deux artistes. Depuis ce jour, ils collaborent régulièrement sur la scène, tout comme dans plusieurs projets. «Marianne chante beaucoup à l’opéra et elle vient travailler ses rôles chez moi. Presque tous les concerts auxquels elle participe, j’y ai participé quelque part un peu.»

Depuis leur première rencontre, ils rêvaient de produire un disque ensemble. Sept années plus tard, le projet se concrétise. Ils ont trouvé du financement, une maison de disque et un producteur. L’album a été enregistré à la chapelle du Bon Pasteur à Montréal en décembre 2019.

«On avait une superbe équipe pour nous épauler. Ç’a été un plaisir d’enregistrer pendant cette semaine-là. C’était notre but d’ailleurs et je pense que ça s’entend sur le disque. C’était d’être le plus relaxe possible, de se laisser aller. Notre but n’était pas d’essayer d’être le plus parfait possible, mais de faire passer la musique et les émotions.»

Le programme du disque s’est construit autour de trois cycles principaux qu’ils interprètent en récital depuis quelques années. Ce sont des bijoux du répertoire lyrique. En plus des mélodies de Samuel Barber, on retrouve des œuvres d’Émile Paladilhe, Maurice Delage, Georges Bizet, Enrique Granados, Léo Delibes, Jules Massenet et Calixa Lavallée.

Pour souligner la sortie de l’album, les deux artistes proposent un rendez-vous virtuel ce vendredi à 20h30 sur la page Facebook de Marianne Lambert. Publié sous étiquette Fidelio musique, l’album est disponible de façon numérique.

Un Été musical virtuel à Barachois?

Codirecteur de l’Été musical de Barachois, Julien LeBlanc prépare une saison de concerts et de conférences virtuels qui soulignera notamment le 40e anniversaire de cette série classique estivale. Habituellement, les concerts prennent place à l’Église historique de Barachois, mais pandémie oblige, les directeurs artistiques ont dû revoir l’événement. Le pianiste acadien qui habite à Montréal ne pourra peut-être pas se rendre en Acadie cet été, mais il compte bien offrir un programme de concerts aux amateurs de musique classique du Nouveau-Brunswick. La programmation sera annoncée d’ici la fin du mois de mai et les concerts débuteront au début juillet.