Salon du livre de Dieppe: un 30e hybride dans un nouveau lieu

Malgré la crise sanitaire, les dirigeants du 30e Salon du livre de Dieppe ont choisi de tenir leur événement, du 22 au 25 octobre, dans une formule renouvelée conjuguant activités virtuelles et mini exposition de livres.

Les responsables de l’événement littéraire francophone du sud-est ont dû imaginer de nouvelles façons de présenter le salon afin de respecter les mesures sanitaires.

«Le but du Salon du livre est de promouvoir la lecture, la littératie francophone, nos maisons d’édition et nos auteurs francophones. Donc, on pense que malgré la situation dans laquelle on se trouve, c’est quand même important de promouvoir ça, spécialement dans un temps où tout le monde a plus de temps pour lire. C’est important de continuer notre mandat», a déclaré la nouvelle directrice du Salon du livre de Dieppe, Liette Paulin LeBlanc.

Pour la première fois de son histoire, le Salon prendra place au Centre des arts et de la culture de Dieppe (CACD). Selon la directrice, cela leur permettra de mieux contrôler les entrées qu’au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, campus de Dieppe, dans le contexte sanitaire actuel. Un mini salon aura lieu dans le CACD. Les visiteurs pourront parcourir, entre autres, les ouvrages de plusieurs maisons d’édition représentées par la Libraire La Grande Ourse qui loge déjà dans le Centre. Les éditeurs de l’Acadie seront aussi invités à exposer leurs nouveautés.

«On ne sait pas encore le nombre d’exposants. On va essayer de faire un trajet avec une entrée et une sortie, un peu comme à l’épicerie pour respecter la distanciation physique.»

La majorité des conférences, animations, tables rondes et entretiens littéraires seront présentés de façon virtuelle.

«La plupart de nos activités seront virtuelles. Même celles qui pourraient avoir lieu en personne, on va essayer de les diffuser pour les personnes qui ne peuvent pas nécessairement se rendre sur place.»

Les organisateurs envisagent d’accueillir entre 50 et 60 auteurs invités, dépendant du budget dont ils disposeront. Plusieurs auteurs seront probablement présents de façon virtuelle. Chaque jour, il y aura un écrivain à l’honneur et parmi ceux-ci, on retrouvera le poète et homme de théâtre Gabriel Robichaud qui a déjà accepté l’invitation. Pour son 30e anniversaire, le Salon aura un président ou une présidente d’honneur qui sera annoncé ultérieurement.

Bien des options demeurent à être explorées. La situation évolue et le gouvernement provincial annonce régulièrement de nouvelles mesures d’assouplissement du confinement, a rappelé la directrice.

«On planifie un peu dans l’inconnu. De plus, on ne sait jamais si une nouvelle vague (de la COVID-19) va réapparaître à l’automne. On est en train d’explorer toutes nos options pour essayer de soutenir nos auteurs et nos maisons d’édition.»

Après avoir essuyé quelques critiques des exposants en 2019, la direction du salon entend consulter les éditeurs avant la tenue de salon afin de les impliquer davantage dans l’organisation.

«On envoie à nos maisons d’édition qui veulent participer une invitation à faire un tour du Centre des arts pour voir comment on va tenir le salon.»

D’après Liette Paulin LeBlanc, les bailleurs de fonds sont ouverts aux nouvelles initiatives développées par les salons du livre pour pouvoir tenir leur événement.

«Notre 30e salon est notre première édition virtuelle, mais on s’adapte et on s’ajuste. On va quand même essayer de donner une programmation au niveau où le Salon du livre était. C’est certain que nous n’aurons pas le même nombre de maisons d’édition que nous avions, étant donné qu’on ne peut pas avoir de grands rassemblements.»

La programmation et plus de détails entourant le salon seront annoncés cours des prochains mois.