Retour en force pour le festival Acadie Rock

Le festival Acadie Rock et ses divers partenaires offrent une programmation chargée, histoire de dérouiller les engrenages du monde du spectacle cet été.

Plusieurs événements culturels et artistiques se rangent sous la bannière du Festival Acadie Rock du 12 au 18 août. On y verra des activités découlant du Festival Frye, du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) et de la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB).

La plupart des spectacles sont préenregistrés, et les quelques événements qui se déroulent sur place se feront sous le signe de la distanciation physique.

On y retrouve entre autres l’artiste hip-hop Denzel Subban et le chanteur Jacques Surette, tous deux de la Nouvelle-Écosse; la chanteuse Alexandra Hernandez, de Saint-Pierre-et-Miquelon; Nebulama, Joey Robin Haché, Émilie Landry, Les Fireflies et Martin Daigle du N.-B. et le québécois Carl Mayotte, révélation Radio-Canada en jazz 2020-2021.

Outre les spectacles de musique, on peut s’attendre à l’exposition d’art visuel Légendes de la Demoiselle de Marjolaine Bourgeois et à la diffusion en première du faux documentaire L’Acadie suit son COURT, des Séries FICFA.

Le Prélude et le Frye Jam du Festival Frye se dérouleront le 14 août, avec les poètes flyés de Moncton Jean-Philippe Raîche et Kayla Geitzler en tête d’affiche.

Le point culminant du festival sera diffusé à la télé de Radio-Canada le 15 août: l’émission Acadie Road: Un road trip musical et poétique. Le public y verra les célébrations du quinzou dans différentes régions du Canada et à l’extérieur.

Un tintamarre défilera aussi entre Shediac et Cap-Pelé dès 17h55. Les deux municipalités se sont associées au festival pour cet événement.

Également le 15 août, la Ville de Moncton procédera virtuellement à l’ouverture officielle du Parc Gérald-LeBlanc, situé juste à côté de l’Hôtel de ville, en l’honneur du poète du même nom.

Le lendemain, le public pourra découvrir la relève musicale de l’Acadie avec la finale du concours Accros de la chanson.

L’événement organisé par la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick a servi de tremplin à la carrière de plusieurs jeunes artistes acadiens au fil des années. Il n’était pas question de baisser les bras en 2020, selon Pascale Joëlle Fortin, directrice générale de la FJFNB.

«On ne voulait pas laisser tomber nos finalistes de cette année. Même s’il y a eu des conséquences difficiles à cause de la pandémie, […] on veut donner la chance aux jeunes de se rendre jusqu’au bout et de performer, même si la performance va être un peu différente.»

Une édition spéciale du bingo avec Johanne (interprétée par Benoît Morier) fera office de clôture du festival.

Repensé, mais pas trop

Malgré les mesures de santé publique dues à la pandémie, les organisateurs ont tout fait pour que le festival garde sa vocation d’événement pluridisciplinaire moderne, explique le directeur artistique Marc «Chops» Arsenault.

«On essaie quand même de présenter une programmation multidisciplinaire variée à laquelle les gens peuvent assister, mais d’une manière différente.»

Il invite d’ailleurs les gens à visionner les spectacles web avec leur bulle familiale ou amicale afin de recréer un tant soit peu l’effet de foule.

«C’est le bon temps pour se rassembler avec des amis proches pour regarder des shows. C’est sûr que c’est pas la même chose, mais on est tous dans le même bateau», fait valoir le directeur artistique.

Le fait de ne pas se retrouver face à une foule est tout aussi dépaysant pour les artistes que pour les spectateurs, selon Marc Arsenault. Il qualifie l’expérience de «bizarre au bout», mais il affirme que les artistes se prêtent au jeu et qu’ils parlent aux gens virtuellement entre les numéros.