Le Festival de danse atlantique propose des sorties en plein air

Parcours de danse en plein air, cinéma et ateliers composent le menu du Festival de danse atlantique qui propose un 15e rendez-vous inédit.

Le Festival de danse atlantique bat son plein depuis le 7 août. Des activités ont lieu à Moncton et Shediac. Cette année, les organisateurs ont dû revoir leur format en raison de la pandémie. Toutefois, il n’était pas question de présenter un festival virtuel, précise la directrice artistique Chantal Cadieux. L’objectif du festival demeure l’éducation et d’offrir un événement pour tous et du travail aux danseurs.

«On a quand même réussi à faire le tour de la COVID-19 en créant un événement en personne parce que je ne voulais pas faire seulement du virtuel», a déclaré Chantal Cadieux qui est aussi la directrice des Productions DansEncorps.

Une des chorégraphies du trajet déambulatoire du Festival de danse atlantique présentée devant la rivière Petitcodiac. – Gracieuseté: Emmanuel Albert

Au lieu de présenter des spectacles en salle, c’est en plein air que les danseurs se produisent au fil d’un parcours déambulatoire qui s’arrête à sept endroits différents. Huit chorégraphies sont incarnées par 11 danseurs. Guidée par un chef de file, la petite foule se déplace d’un lieu à l’autre pour voir les prestations des artistes en solo ou en duo. Le parcours qui prend son envol au parc du Mascaret s’arrête, entre autres, au Parc riverain, à la Place Assomption, à l’Hôtel de Ville, à la Bibliothèque publique de Moncton et au Parc des arts du Sommet en face du Centre culturel Aberdeen. Les styles sont variés allant du hip-hop au contemporain en passant par la danse orientale et la gigue.

«On a fait un appel d’offres au moins de juin. Ce sont les danseurs qui ont proposé des projets. On voulait avoir de la variété.»

Les danseurs explorent différentes thématiques dans leurs œuvres, dont certaines relatives à la pandémie et sur les effets de l’isolement social. Ils ont dû aussi adapter leurs performances à l’environnement.

«Il y a trois chorégraphies sur les huit que le thème est relatif à la COVID. Les autres c’est leur travail et leur gestuel, mais adaptés à un environnement particulier. Une fois que les propositions ont été faites, j’ai choisi des lieux et je les ai associés aux chorégraphies le mieux que je pouvais.»

Une des chorégraphies du trajet déambulatoire du Festival de danse atlantique. – Gracieuseté: Emmanuel Albert

Le trajet déambulatoire qui a déjà été présenté à deux reprises a attiré une bonne foule. Des gens se sont greffés au groupe tout au long du parcours. Chantal Cadieux précise qu’ils ont été en mesure de respecter les mesures sanitaires de distanciation physique. Les gens doivent s’inscrire à l’avance pour prendre part au trajet et à toutes les activités du festival.

Deux autres trajets se tiendront le samedi 15 août à 11h et 16h. Un maximum de 40 spectateurs peut s’inscrire pour chacun des parcours.

Des films figurent également à la programmation du festival, dont le documentaire Lil’Buck: Real Swan qui sera présenté en première lundi, avec sous-titre français. Ce film dresse un portrait d’un jeune prodige de la danse urbaine de Memphis qui a révolutionné le monde de la danse. C’est présenté dans le Parc des arts du sommet à 21h. Il faut également s’inscrire pour assister à la projection. Le festival offre aussi des ateliers de danse au studio de DansEncorps, dont un pour parents et nourrissons avec l’artiste Lou Poirier.

Les gens peuvent s’inscrire aux activités du festival en allant visiter le site web du Festival de danse atlantique (ADFDA).