La rentrée masquée de Daniel Boucher

L’auteur-compositeur-interprète Daniel Boucher promet une rentrée pleine de rebondissements qui combinera spectacle sur scène et diffusion en ligne dans quelques salles, dont le studio 65 à Madran. Au menu de ce nouveau concert, un survol de ses 20 années d’une épopée musicale plutôt atypique.

De sa nouvelle résidence à Mont-Louis en Gaspésie, le rockeur et poète parle avec enthousiasme de ce spectacle hybride qu’il a intitulé La rentrée masquée. Celui qui a déjà offert quelques spectacles virtuels au cours des derniers mois remontera sur scène le 5 septembre au Verre Bouteille à Montréal, accompagné d’un groupe de musiciens complets: basse, guitare et batterie. Son spectacle qui sera présenté devant un public sera retransmis en direct sur le web. Quelques salles au Québec et une au Nouveau-Brunswick, soit le studio 65 à Madran, diffuseront le spectacle sur grand écran. L’auteur-compositeur-interprète a développé une relation privilégiée avec les responsables de cette petite salle intime de la région Chaleur.

«Ça s’explique pas. On arrive quelque part et on se rend compte que les gens qui sont là, on les aime et ils nous aiment. Je ne le savais pas avant d’arriver. À Madran, j’ai passé trois ou quatre jours là et j’ai été accueilli comme si je faisais partie de la famille. Quand je suis parti, il y a eu comme un mini deuil parce que j’étais bien et on a eu du fun», raconte-t-il.

En février dernier, il y a présenté un spectacle intime à la suite de la sortie de sa compilation Vingt ans d’une pas pire épopée. Cette fois, il sera entouré de trois musiciens.

«C’est différent de ce que j’ai fait la dernière fois. Je ne pourrais pas aller au studio 65 avec mon band, c’est impossible. Mais là, on y va par écran, c’est ça qui est cool. Nous autres, on va jouer dans une petite salle à Montréal, il va y avoir du monde, mais pas beaucoup. Cette ambiance-là va être captée et transmise par internet. Les gens qui vont aller voir le show au studio 65 ou de chez eux vont ressentir l’ambiance de la salle.»

Si la pandémie a inspiré Daniel Boucher pour trouver de nouvelles façons de partager sa musique avec le public, il reste qu’il est heureux de remonter sur scène.

«C’est sûr que ça fait longtemps que ce n’est pas arrivé. On est bien excité de le faire même si on a vraiment réussi à faire passer l’émotion à travers une caméra et un écran.»

Quand il a vu que les festivals étaient annulés, il s’est lancé dans l’expérience des spectacles virtuels. Il estime que ce médium devient complémentaire au spectacle traditionnel s’il est bien fait.

«Je suis capable de m’amuser avec ça et d’envoyer l’énergie que j’ai choisi d’envoyer. Je pense en tout cas, à date, les gens l’ont reçue cette énergie-là. C’est sûr qu’il y a eu de l’adaptation. Au fur et à mesure qu’on l’a fait, c’est devenu plus facile et de plus en plus clair que l’énergie passait quand même. C’est une espèce de switch mental à faire et d’essayer de connecter avec son monde même si ton monde n’est pas physiquement avec toi. Avec un band, une ambiance de salle, je pense qu’on va réussir encore plus.»

Reconnu pour ses prestations enflammées et sa poésie qui peut être tout aussi mordante que douce, Daniel Boucher revisitera ses classiques, tout en offrant quelques nouvelles compositions. Le spectacle est présenté à 21h30.

Les gens peuvent se procurer des billets sur le site de Boucane en direct ou sur la page Facebook de la rentrée masquée pour la diffusion au studio 65.