Élections: le Parti progressiste-conservateur n’offre rien pour la culture

Inutile de chercher, vous ne trouverez aucune mention des arts et de la culture dans le programme électoral du Parti progressiste-conservateur dévoilé jeudi. Le président de l’Association acadienne des artistes professionnels du N.-B (AAAPNB), Philippe Beaulieu, est outré et ne comprend pas pourquoi cette formation politique qui aspire à prendre le pouvoir le 14 septembre a omis ce secteur qui pourtant, martèle-t-il, contribue grandement à l’économie et à la qualité de vie dans la province.

Lorsqu’il a été joint au téléphone jeudi, le président de l’AAAPNB était encore sous le choc.

«Premièrement, on n’en revient juste pas. Abasourdi, frustré aussi, parce que ça fait des années qu’on travaille, pas juste nous, mais tous les gens qui travaillent autour. Moi ça fait 45 ans que je travaille comme artiste et le Parti progressiste-conservateur vient nous dire que les arts et la culture ne figurent aucunement dans sa liste de secteurs importants pour le développement économique, social et identitaire de notre province. Pour moi, c’est inconcevable. Les autres partis ont compris l’importance des arts, mais au Parti progressiste-conservateur, on ne mentionne même pas les arts et la culture.»

La culture fait partie des grands oubliés de cette plateforme électorale. Philippe Beaulieu s’explique mal comment les Progressistes-conservateurs ont pu fait fi des arts en 2020 surtout en cette période de pandémie qui a lourdement touché ce secteur.

«Y a même pas une parole ou un plan de relance. Il n’y a rien. Les arts et la culture n’existent pas dans cette plateforme électorale.»

Malgré tout, l’AAAPNB entend continuer de travailler avec toutes les formations politiques, dont celle qui formera le prochain gouvernement pour faire avancer les dossiers culturels.

«Je crois que si on veut parler de développement économique, on doit aussi parler des arts et de la culture. Une société n’existe pas sans les arts et la culture», a-t-il ajouté.