Une exposition pour que la mort de Josée-Anne n’ait pas été vaine

Josée-Anne St-Onge était une femme aux nombreux talents. Compositrice, interprète, peintre, elle savait toucher les autres ne serait-ce que par son authenticité et sa grande sensibilité. À 38 ans, l’artiste d’Edmundston a perdu son combat contre la bipolarité. Aujourd’hui, ses proches lui rendre hommage en exposant ses toiles au profit d’une bonne cause.

Mathieu St-Onge a perdu sa soeur le 21 juin dernier.

Depuis, lui et sa famille travaillent ensemble avec le Centre des Arts d’Edmundston pour organiser une exposition rétrospective posthume à son hommage.

«On se demandait quoi faire avec ses peintures. On ne voulait pas juste les donner à quelqu’un pour qu’elles aboutissent dans la cave derrière un réservoir d’eau, vous savez?», a témoigné M. St-Onge, vendredi.

Pour donner sens à la tragédie, ces derniers ont finalement choisi de mettre sur pied un encan silencieux lors duquel les oeuvres de l’artiste seront vendues au bénéfice de ceux qui souffrent de maladies mentales.

Les fonds seront remis à un organisme régional dont Josée-Anne avait l’habitude de côtoyer, soit le Centre d’activités Le Lien d’Edmundston.
Celle qui mettait tout son coeur dans l’art et le bénévolat serait fière de constater que son travail n’est pas vain, a affirmé son frère.

Représentation virtuelle d’une crise d’angoisse, par Josée-Anne St-Onge. – Gracieuseté

Les 25 toiles de l’artiste sont déjà mises en valeur au deuxième étage du Centre des Arts depuis le 15 septembre et y resteront jusqu’au 15 décembre.

Le lancement officiel de l’exposition a eu lieu vendredi.

«Josée-Anne était le genre de personne qui laissait une empreinte sur les autres après même juste une rencontre. Il y a tellement de gens qui nous ont écrit pour nous dire qu’ils l’avaient rencontré une fois et qu’elle les avait touchés», a repris son frère.

Ce dernier espère que, comme la personnalité de sa soeur, ses oeuvres pourront aussi mettre de la couleur dans la vie de leurs nouveaux propriétaires.

Il souligne que ses toiles vibrent de vie et racontent toutes une histoire.

«Elle y allait toujours avec son “feeling”. Elle partait d’une idée et le reste se faisait intuitivement.»

Josée-Anne aurait déjà confié à son frère qu’elle voudrait un jour faire du bien aux autres à travers de son art et ce jour, quoique trop tôt, est arrivé.