Nouvelle page de la saga de Stéphanie Dugas

Nous avons tous besoin de magie dans nos vies, surtout en 2020. Stéphanie Dugas, une auteure de 30 ans, propose une nouvelle incursion dans son univers fantastique qui puise beaucoup de son inspiration de la vie dans une Péninsule acadienne imaginée.

Ce samedi, l’écrivaine de Paquetville lancera le quatrième tome de la série Un lourd fardeau – Énigmes illusoires – en l’église de son patelin. L’événement sera adapté en fonction des mesures de la Santé publique.

Le roman, publié aux Éditions de la Francophonie, continue de suivre les aventures de la protagoniste, Haley, qui doit maintenant réunir les cruciales reliques aux couleurs de l’Acadie avant que la Dame en noir la devance…

«J’aime le titre parce qu’il y a beaucoup d’illusions dans le livre. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas vraies, mais il faut trouver la vérité à travers tout ça.»

Stéphanie Dugas le reconnaît, elle a toujours été une rêveuse. Plus jeune, elle se perdait dans les mondes imaginaires de l’univers de Harry Potter. Avec sa plume, elle veut permettre aux gens de tous les âges de voir la Péninsule acadienne sous un autre regard.

«J’ai 30 ans, donc j’étais une adolescente lorsque Harry Potter était très populaire. On sait que l’auteure J.K. Rowling s’est beaucoup inspirée de ses environs pour créer son univers, mais ici dans la Péninsule, je ne pouvais imaginer à 100% ce qu’elle décrivait, car je ne connais pas sa culture. J’aurais toujours aimé avoir un livre fantastique qui se déroule à Paquetville ou à Caraquet, là où j’ai grandi et où se trouvent mes racines. Les gens qui aiment le fantastique et qui tombent sur ma saga, ils vont peut-être réussir à rêver et se dire que la Péninsule acadienne peut être magique aussi.»

Entremêlés dans cette histoire fantastique se trouvent aussi des détails historiques et généalogiques.

«Je suis très intéressée par ma famille, d’où je viens, mon histoire… J’essaie de mettre un peu de tout. Les gens qui n’aiment pas nécessairement le fantastique aimeront peut-être ma saga, car ça se passe dans la Péninsule acadienne. Il y a beaucoup de points de repère familiers.»

Détentrice d’une maîtrise en spécialisation en études littéraires, l’écriture est au cœur de la vie de l’auteure. Au départ, elle avait prévu d’écrire une saga de quatre tomes. Elle a cependant encore bien des choses à dire.

«J’écris beaucoup, donc c’est difficile pour moi de mettre un chiffre et de me dire que j’arrêterais à 6 ou 7 tomes. Je n’ai vraiment aucune idée. Je sais comment la saga va se terminer, mais je ne sais pas combien de péripéties il y aura d’ici ce moment-là. Quand je vais sentir que je suis arrivée à la fin, je vais m’arrêter, mais on dirait que je ne veux pas me mettre des contraintes. Je veux continuer mon histoire tant que j’aurais quelque chose à raconter.»

Le lancement a lieu samedi à 13h en l’église de Paquetville.

Week-end littéraire dans la Péninsule acadienne

Bien que le lancement du roman à Stéphanie Dugas ne soit pas forcément organisé dans le cadre du Salon du livre de la Péninsule acadienne, la littérature sera au rendez-vous ce week-end.

En raison de la pandémie, le 17e Salon se déroulera principalement de façon virtuelle du 8 au 11 octobre. Les amateurs de la lecture pourront suivre la vaste majorité des activités dans le confort de leur salon, que ce soit sur internet ou la radio.

Une seule activité aura lieu en personne, soit le Cabaret littéraire. Le 10 octobre à 19h, le poète Jonathan Roy accueillera au Centre des congrès de la Péninsule acadienne, à Shippagan, les auteurs Martin Roy, Emma Haché, Alain Deneault, Donat Lacroix et Fernande Chouinard. Les places sont limitées.

La programmation complète est disponible sur internet.