Un passage au mode virtuel réussi pour le Salon du livre de la Péninsule acadienne

Malgré l’absence remarquée d’auteurs et de public qui devaient normalement se réunir au Centre Rhéal-Cormier de Shippagan durant le week-end, le 17e Salon du livre de la Péninsule acadienne a été qualifié de succès par ses organisateurs.

Ces derniers sont parvenus à présenter l’événement en mode multiplateformes avec la participation d’une quarantaine d’auteurs provenant pour la plupart du Nouveau-Brunswick et des provinces voisines.

«Un salon qui se déroule de façon virtuelle demande une tout autre organisation et du travail d’adaptation de la part de l’équipe qui a réalisé des choses qui ne s’étaient jamais vues avant», a confié sans détour Christian Blanchard, le directeur général par intérim du Salon du livre de la Péninsule acadienne.

«C’est évident que le contact physique et les échanges directs entre les auteurs et les visiteurs qui sont toujours si appréciés par tous n’ont malheureusement pas pu se faire cette année. Nous avons quand même tenté de recréer cette ambiance où les gens peuvent toucher et feuilleter les livres et jaser avec les auteurs», a expliqué ce dernier au lendemain de conclusion de l’édition 2020 de l’événement.

Facebook, YouTube, Twitter, Instagram, Zoom et le site web du Salon ont été utilisés à profusion durant la tenue de l’événement à défaut de la présence d’auteurs et de visiteurs aux abords des nombreux kiosques qui prennent habituellement place dans l’amphithéâtre de Shippagan.

Des capsules vidéos, des balados, des conférences sur le web et des rencontres sur la plateforme Zoom ont ainsi été présentés durant le Salon.

Réunis autour d’un même thème pour initier une joute conviviale de mots, des auteurs ont également pris part à une joute littéraire sous le thème «Partons la mer est belle». L’auteur Jonathan Roy est sorti gagnant de la compétition amicale et a raflé la Coque d’or décernée lors de la cérémonie de clôture.

Cette version virtuelle obligée du Salon du livre la Péninsule acadienne pourrait fort bien affecter les ventes d’ouvrages des auteurs participants qui ont l’occasion d’écouler en main propre plusieurs copies de leurs œuvres lors de la tenue de pareil événement.

«Le virtuel risque de se traduire par une baisse des ventes. On espère quand même que les gens qui se seraient procuré en temps normal un livre au Salon vont se tourner vers les libraires ou les éditeurs pour se procurer l’ouvrage désiré», a affirmé le directeur général de la foire livresque.

«Le Salon du livre n’a pas attiré la présence physique de 6000 visiteurs comme prévu, mais l’événement a quand généré un certain trafic sur le web et l’ensemble du contenu demeure toujours disponible sur Internet», a mentionné Christian Blanchard.

Le prochain rendez-vous des amateurs de livres se déroulera bientôt dans le cadre du 30e Salon du livre de Dieppe.

Pandémie et phase d’alerte orange obligent, l’événement se tiendra lui aussi de façon virtuelle, du 22 au 25 octobre prochain.

«Une partie de la programmation devait avoir lieu au Centre des arts et de la culture de Dieppe en présence d’auteurs et du public, mais ce récent retour à la phase d’alerte orange nous forcera à revoir au cours des prochains jours cette portion de notre programmation», a expliqué Liette Paulin LeBlanc, la directrice générale du Salon du livre de Dieppe.