Le 30e Salon du livre de Dieppe: «c’est pas mal merveilleux!»

Appelé à se réinventer, le Salon du livre de Dieppe offre un parcours littéraire de 84 tables remplies de milliers de livres. Les amateurs de lecture sont ainsi invités à découvrir les nouveautés de centaines de maisons d’édition de la francophonie canadienne et internationale, dont celles des éditeurs de l’Acadie.

Le 30e Salon du livre de Dieppe s’est ouvert, jeudi, dans une ambiance conviviale. Pour la première fois de son histoire, il se tient au Centre des arts et de la culture de Dieppe, un endroit propice pour ce genre d’événement, juge l’éditrice de Moncton Marie Cadieux.

«C’est pas mal merveilleux. On est très content que le salon se soit adapté et permet qu’il y ait un échange en personne. C’est bien pensé, l’atmosphère est agréable. C’est un bel endroit qui est propice à ça. Évidemment, il va falloir voir si les gens vont répondre et venir faire un tour, mais en même temps tout est bien organisé pour que ça se fasse dans les règles de l’art COVID. Très contente à date et il y a des super belles rencontres en personne ou en ligne tant pour les petits que pour les grands», a exprimé la directrice des Éditions Bouton d’or Acadie qui occupe un espace dans la galerie d’art du CACD tout comme les autres éditeurs acadiens.

Sous la présidence d’honneur de l’auteur et historien André Carl Vachon, le Salon offre un mélange d’activités virtuelles et en personne. Avec 56 auteurs invités, on propose des entretiens littéraires, des tables rondes, des lancements, des animations jeunesse, des soirées de lecture, des ateliers d’écriture et des séances de dédicace.

«On tenait à avoir un salon en personne et les maisons d’édition aussi. Ç’a un impact social et aussi dans la vente de livres. Oui, on essaie de se réinventer, mais le contact humain, on manque tout ça», a affirmé la directrice générale Liette Paulin LeBlanc.

Elle précise que toutes les mesures sanitaires ont été mises en place afin d’assurer la sécurité du public. La plupart des conférences ont lieu à la Caserne et déjà jeudi matin quelques dizaines de personnes s’étaient déplacées pour la conférence de l’auteur du roman Une valise pour l’humanité, Luc Lapointe.

«Il y a de l’intérêt, des réservations pour nos conférences. Y en a qui sont déjà pleines, comme celle de Féeli tout.»

En cette première journée du salon, une plaque sur laquelle on retrouve un texte de Gabriel Robichaud a été dévoilée. Elle sera affichée en permanence dans l’atrium du Centre.

Le livre jeunesse bien en vue

Annie Bourdages, propriétaire de la Librairie La Grande Ourse qui occupe une bonne partie du rez-de-chaussée du CACD, se réjouit d’offrir des étalages de livres sur place. Elle représente une centaine de maisons d’édition.

«C’est vraiment agréable que ce soit en partie en personne parce que pour les librairies, le virtuel ne donne pas grand-chose. Si on ne peut pas vendre de livres en vrai, on en vend moins. J’ai regardé tous les autres salons virtuels, ce n’était pas la foule. Ici, on montre des livres en vrai. On est chanceux et on en profite. C’est un parcours, c’est différent. Si ce n’était pas de la COVID, on ne serait pas dans un labyrinthe comme ça, mais ça permet de ne pas se croiser et en fin de compte on est obligé de passer devant tous les livres», a-t-elle fait remarquer.

Comme par les années passées, le livre jeunesse est à l’honneur. Annie Bourdages rappelle que ses premiers clients sont les bibliothécaires scolaires qui achètent à 90% des ouvrages jeunesse. Or cette année, elle propose une proportion légèrement plus élevée d’ouvrages pour les adultes.

«J’ai mis plus de livres adultes que d’habitude dans mon pourcentage parce qu’avec la COVID, je me suis rendu compte qu’au magasin, je vends beaucoup plus de livres pour adultes. Avant, j’aurais été peut-être à 75% de livres jeunesse et 25% de livres pour adulte. Là, je suis plus à 35% de livres pour adultes», a-t-elle expliqué.

Parmi ses livres vedettes, elle cite notamment ceux de l’auteure jeunesse Cindy Roy, le plus récent recueil de poésie d’Émilie Turmel, les romans de Sébastien L. Chauzu, de Francine Ruel et de Louise Tremblay-D’Essiambre, ainsi que la biographie de Patsy Gallant. Le public pourra aussi découvrir l’ensemble des nouveautés des éditeurs de l’Acadie.

Le Salon du livre de Dieppe se poursuit jusqu’à dimanche. Pour assister aux conférences à la Caserne, les gens doivent réserver leur place. Il y a également toute une série d’activités en ligne. Les conférences, tables rondes, entretiens littéraires et animations jeunesse peuvent être visionnés sur la page Facebook du Salon du livre. Mentionnons aussi que l’événement offre aussi un mini salon au Centre communautaire Sainte-Anne à Fredericton, samedi.