Arts médiatiques: un autre regard sur le cinéma

Pour son 34e rendez-vous, le Festival international du cinéma francophone en Acadie propose un volet Arts médiatiques (VAM) bien garni qui célèbre, entre autres, le 10e anniversaire de la soirée Objectifs obliques par le biais d’une rétrospective de 14 courts métrages.

Troisième participation à Objectifs obliques, l’artiste multidisciplinaire Angie Richard estime que cet événement lui a donné l’élan nécessaire pour s’engager dans le 7e art et faire voyager ses films dans d’autres festivals. Le court métrage Into the impossible qu’elle a réalisé avec sa sœur Tracey Richard, en 2018, figure à la rétrospective.

«C’est pas mal une des choses qui a déclenché mon travail en cinéma. Ç’a vraiment aidé à mettre ça sur pied et à me motiver à continuer de travailler là-dedans», a déclaré la cinéaste qui anime avec le collectif HAT un balado portant sur l’événement Objectifs obliques dans le cadre du VAM.

Son plus récent court métrage Jolt (secousse) qu’elle a réalisé avec l’artiste et comédien Xavier Gould explore le thème de la révolte intérieure. Ils ont conçu ce film sans dialogues, un peu comme un vidéoclip musical.

Angie Richard et Xavier Gould pendant le tournage de leur court métrage réalisé dans le cadre d’Objectifs obliques. – Gracieuseté

Huit nouveaux courts métrages réalisés par des duos d’artistes seront à l’affiche de cette séance virtuelle, mardi soir. Selon Angie Richard, cet événement phare du festival contribue à créer de nouveaux partenariats et de belles collaborations.

Quant à la sélection anniversaire, elle est répartie à travers le festival. Les cinéphiles pourront voir, entre autres, le film Jimmy de Katrine Noël, John Jerome et Pierre Blanchard, ainsi qu’un court métrage d’Emmanuelle Landry et de Kevin McIntyre.

Ancrées dans le contexte 2020, la plupart des activités du VAM se déroulent de façon virtuelle. Comme nouveauté cette année, on propose une série de balados artistiques ARTériel qui jette un regard singulier sur les activités du VAM.

Deux expositions, un atelier, Acadie Underground, Objectifs obliques, une rétrospective anniversaire et une résidence d’artiste composent le menu de ce volet unique en son genre. La commissaire du VAM, Angèle Cormier, tient à appuyer le plus grand nombre d’artistes possibles, surtout en ces temps de pandémie. Une cinquantaine d’artistes de diverses disciplines œuvrent dans les différentes activités du VAM 2020.

«Pour moi le VAM, c’est vraiment d’appuyer la création locale. Avec Objectifs obliques, on a réalisé presque 60 courts métrages. On a vraiment contribué au milieu du court métrage en Acadie avec un projet comme ça. Je ne pense pas qu’il y aurait eu autant de films qui auraient été produits si on n’avait pas été là», a exprimé Angèle Cormier.

À son avis, le VAM apporte aussi une perspective plus expérimentale au festival en créant des liens entre la vidéo, les arts visuels et le cinéma.

Différents partenaires culturels – dont la Galerie Louise-et-Reuben, la Galerie Sans Nom et l’atelier Imago – participent au VAM. La Galerie Louise-et-Reuben-Cohen accueille l’installation multimédia Habitat de Daniel Dugas et de Valérie LeBlanc, tandis qu’Imago propose une exposition de vidéos et d’estampes de Carole Deveau et Patrick McFarlane, Hekas Hekas… Le tandem a imaginé un espace créatif autour du lâcher-prise. Cette exposition est présentée à la Galerie Imago jusqu’au 20 novembre.