Capitaine Acadie revient en force en 2021

Les créateurs de la bande dessinée Capitaine Acadie ont de nouveaux projets en chantier pour le superhéros acadien, dont deux albums en production chez Bedecomics.

Créé par les bédéistes madelinots Dany et Daniel Bouffard, Capitaine Acadie – qui a fait ses débuts à Shediac en 2019 dans un premier volume (Attaque à Shediac) – débarquera cette année dans la capitale nationale et aux Îles-de-la-Madeleine. Sa mission consiste toujours à combattre une invasion, afin de sauver la planète et maintenir la paix dans le monde. Combat à Ottawa paraîtra en mars 2021 sous la forme d’un magazine bande dessinée (comic book) réinventé. Dany Bouffard explique que le deuxième numéro de la bande dessinée sera bilingue et intégrera la réalité augmentée.

«Ça veut dire qu’il va y avoir plein de contenus à découvrir dans l’album en réalité augmentée», a indiqué le bédéiste.

Grâce à une application téléchargeable sur les téléphones mobiles, les lecteurs pourront avoir accès à du contenu supplémentaire, à des séquences animées et des vidéos.

«C’est pour mettre du dynamisme et se démarquer de ce qui se fait présentement sur le marché», a poursuivi Dany Bouffard, précisant qu’il s’agit probablement du seul magazine du genre au Canada.

Filiale de l’agence Gemini, Bedecomics qui produit de la bande dessinée et qui a un petit studio d’animation est établi aux Îles-de-la-Madeleine avec un pied à terre à Moncton. Elle collabore régulièrement avec des groupes et des entreprises de l’Acadie.

Pour chaque numéro de Capitaine Acadie, les créateurs entendent s’associer avec une ville acadienne, des partenaires privés ou des organismes d’une région du pays. C’est le cas avec la ville d’Ottawa, où ils ont conclu une entente avec l’Association acadienne de la région de la capitale nationale et d’autres organismes. Le tome 2 de Capitaine Acadie qui se déroule dans la capitale nationale mettra en vedette notamment l’immense sculpture d’araignée, Maman, de Louise Bourgeois (devant le Musée des beaux-arts du Canada). Le récit parcourt plusieurs endroits de la ville.

Le troisième numéro Les îles en péril, qui se déroulera aux Îles-de-la-Madeline, sortira à l’été 2021. L’objectif des frères Bouffard est d’arriver à réaliser une bande dessinée dans toutes les régions acadiennes.

«On voudrait qu’un jour chaque région ait son tome de Capitaine Acadie. On a rencontré plusieurs régions et il y en a d’autres qui sont en attente. On a des projets aussi en Louisiane, mais ces projets ne sont pas encore officialisés.»

Plus de 3000 exemplaires du premier album ont été vendus. Un beau succès pour cette première sortie d’un nouveau personnage de BD, juge le bédéiste.

Qui est Capitaine Acadie?

Capitaine Acadie c’est l’histoire d’un jeune homme qui après avoir trouvé une amulette magique sur la grève se transforme en super héros vêtu aux couleurs de l’Acadie, doté d’une force surhumaine et de pouvoirs exceptionnels.

– Gracieuseté

S’il existait déjà Acadieman, une sorte d’antihéros un peu désoeuvré imaginé par Dano LeBlanc, les frères Bouffard ont voulu plutôt créer un véritable super héros à l’image des personnages de Marvel ou de Disney. Dany Bouffard précise qu’on est loin du quotidien et de l’humour et beaucoup plus dans le fantastique et le futuriste. Bédéiste de longue date, le duo est derrière, entre autres, les personnages humoristiques d’Omar et Oscar. Ce sont des passionnés de bande dessinée. Ils ont déjà une douzaine de scénarios prêts. Le deuxième numéro Combat à Ottawa est très avancé et presque prêt à aller à l’impression.

«C’est un travail de collaboration de toute l’équipe ici. Mon frère et moi dirigeons le projet.»

Dans ce nouveau volume, le groupe Salebarbes y fera une apparition. En plus de mettre en scène les membres de la formation acadienne, les lecteurs pourront avoir accès à une de leurs chansons grâce à la réalité augmentée.

«On a hâte de sortir le prochain numéro parce que selon moi, c’est une coche au-dessus du premier tant au niveau du contenu, que du scénario et des dessins. Il est bilingue en plus. On vise également à avoir une clientèle anglophone et on veut que les anglophones connaissent notre culture.»

Une campagne de sociofinancement a été lancée afin d’appuyer financièrement la production de la bande dessinée. Dany Bouffard précise que cette campagne contribue surtout à prendre le pouls des lecteurs et leur fournir un aperçu des ventes. Ils ont atteint 42% de leur objectif.