Les ritournelles de Joseph Edgar en concert virtuel

Joseph Edgar propose un voyage dans l’univers de son plus récent album, Peut-être un rêve, par le biais d’un spectacle virtuel qui conjugue musique, cinéma et mise en scène colorée un peu à l’image des films de concert rock.

À l’automne dernier, l’auteur-compositeur-interprète de Moncton a offert un peu de façon inattendue un nouvel opus de cinq chansons, Peut-être un rêve, renouant ainsi avec ses influences folk, sa poésie et ses mélodies inspirantes.

Depuis le début de la pandémie, Joseph Edgar s’est fait plutôt discret en matière de spectacle sur les réseaux sociaux. Il confie qu’il se sentait plus ou moins à l’aise d’offrir ce genre de prestation en ligne. Quand la maison de disque Rosemarie Records l’a approché pour mettre en scène son nouvel album avec des fonds pour le produire, il a décidé de faire le saut. Grand amateur de films de concert dans les années 1980, il a eu envie de s’en inspirer.

Pour arriver à ses fins, il a fait appel au cinéaste et musicien Renaud Gauthier (Discopath et Aquaslash), reconnu dans le milieu du cinéma pour ses films d’horreur indépendants. Le cinéaste a aussi réalisé quelques clips pour Damien Robitaille, dont celui de la chanson On est né nu.

«C’est toujours dans la façon qu’il approche le visuel, ça se démarque. En plus, c’est un musicien. Alors je me suis dit s’il y a quelqu’un qui peut aller chercher ce que je cherche, c’est bien ce gars-là», a souligné Joseph Edgar en entrevue téléphonique depuis sa résidence à Barachois.

Il sera entouré de six musiciens, dont ses fidèles complices du Point Picot Band et de Sunny Duval à la guitare. Le tout a été filmé le 29 novembre au Théâtre Paradoxe à Montréal.

«Je voulais vraiment que ça soit une expérience que les gens pouvaient ressentir comme s’ils étaient quelque part dans la salle avec nous. Quand on va voir un spectacle, on promène nos yeux partout, pas juste se concentrer sur le chanteur.»

Satisfait du résultat, Joseph a le sentiment d’avoir décroché son étoile. Le son, le visuel et l’énergie qui se dégage du concert correspondent à ses attentes.

«Le réalisateur et la direction photo ont vraiment bien saisi le «mood» que je voulais donner.»

Une belle équipe l’entoure et il espère que ce groupe partira en tournée avec lui lorsque ce sera possible de le faire.

«Ça rend justice à tout ça qu’on crée dans notre tête. C’est un des bonheurs de la musique quand on fait de la scène, c’est que la peinture n’est jamais complètement sèche. Dès qu’on embarque sur scène, on peut ajouter des affaires qu’on n’avait pas pensées en studio.»

Le spectacle comprend aussi un vidéoclip d’animation de Jeep Jones de la chanson Peut-être un rêve, ainsi que des montages d’animation créés par Renaud Gauthier et son collègue pour chacune des pièces.

«Le décor principal ce sont les musiciens, mais ça ajoute un petit quelque chose avec les images et les éclairages de Félix Desrochers (éclairagiste de Patrick Watson) qui sont toujours à point.»

Benoit Bouchard signe le mixage sonore.

«On reste assez proche de la version sur disque, mais quand on est live, il y a toujours une énergie de plus.»

Ce concert d’environ une demi-heure intitulé Peut-être un rêve et autres ritournelles se veut en quelque sorte une vitrine d’un plus grand spectacle à venir lorsque la situation reviendra à la normale. Aux chansons de son mini disque viennent se greffer quelques pièces récentes de son répertoire pour étoffer la prestation.

Le spectacle est présenté ce jeudi à 21h sur les pages Facebook et YouTube de l’artiste, ainsi qu’à travers les sites web des nombreux organismes culturels et diffuseurs des quatre coins du Nouveau-Brunswick et du Québec.

«J’ai été vraiment surpris de voir la liste. Ça va permettre un rayonnement plus grand que juste mes quelques fans sur ma page», a-t-il ajouté.