L’Acadie sera à l’honneur du 27e Rendez-vous du cinéma québécois et francophone à Vancouver qui propose plus de 60 films issus de la francophonie nationale et internationale dans sa nouvelle salle virtuelle, du 4 au 14 février.

Tout comme bien d’autres événements culturels au pays, ce festival de cinéma organisé par Vision Ouest Productions passe en mode virtuel. Cette année, les projecteurs se tournent vers le cinéma acadien avec au moins dix œuvres réalisées par des cinéastes de l’Acadie, en commençant par trois films de Phil Comeau. Ses longs métrages Zachary Richard, toujours batailleur et Vague d’Acadie, ainsi que son court métrage Belle-île en Acadie sont à l’affiche du festival. Le cinéaste se réjouit de voir la place offerte au cinéma acadien.

«Je suis super content parce que le cinéma acadien est rendu à un point où il peut se comparer à n’importe quel cinéma du monde. Ça me fait super plaisir qu’il présente une dizaine de films. Le fait qu’il en présente trois de moi c’est doublement touchant. C’est comme une mini rétrospective», a exprimé Phil Comeau qui sera aussi en entrevue vidéo pendant le festival afin de discuter du cinéma acadien.

Les œuvres choisies traitent de différents sujets et peuvent rejoindre une diversité de public. Dans la sélection, on retrouve le documentaire troublant de Renée Blanchar, Le silence, le drame Pour mieux t’aimer de Denise Bouchard et Gilles Doiron, Franchir la ligne de Paul-Émile d’Entremont, les courts métrages Une façon d’être ensemble de Francine Hébert, 54 North d’Émilie Peltier et Mélanie Léger, Le bonheur de Lucien de Nathalie Hébert et Acadiana de Guillaume Fournier et Samuel Matteau.

Au départ, les organisateurs du festival songeaient à créer une journée de films acadiens, mais devant l’ampleur et la richesse des propositions, ils ont élargi la sélection.

«La première chose est que le festival les Rendez-vous du cinéma québécois et francophone est beaucoup centré sur les Québécois, mais notre mandat principal est la francophonie nationale et internationale. Moi je trouve que quand on parle de francophonie nationale, l’Acadie c’est une francophonie nationale importante», a déclaré le directeur général des Rendez-vous du cinéma québécois et francophone et fondateur de Vision Ouest Production, Régis Painchaud.

Le directeur d’origine acadienne se considère comme un cinéphage. Par le passé, ils étaient limités par le temps, l’espace, les horaires et le coût de location des salles. Avec le format virtuel même si cela amène des défis, ils ont davantage de latitude, estime le directeur général.

«Maintenant avec le passage en ligne, ça nous permet de rendre à César ce qui revient à César parce qu’on n’est pas limité dans les salles, les heures d’ouverture et de fermeture, alors j’ai dit on va faire un beau portrait de l’Acadie.»

C’est en visionnant les films qu’il a eu l’idée de rendre hommage au cinéma de l’Acadie. Quand il a vu Le silence, il a été renversé et il a voulu ainsi explorer davantage le cinéma acadien en choisissant des œuvres qui témoignent de la richesse de cette culture. Régis Painchaud ajoute qu’il y aura probablement d’autres films acadiens qui seront ajoutés à la programmation.

Environ la moitié des films de la sélection pourra être vue partout au pays, précise le directeur. Le festival débute le 4 février et l’horaire pourra être consulté sur le site web du festival à compter de cette date.

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