Mélanie Léger dévoile un nouveau texte de théâtre

Mélanie Léger présente un nouveau texte au Festival à Haute voix. Pièce pour un seul personnage, Elle est une bombe suit le parcours d’une femme qui entreprend un voyage qui changera sa vie.

Auteure d’une dizaine de pièces de théâtre, Mélanie Léger mène de front plusieurs projets d’écriture que ce soit pour la scène, la télévision ou le cinéma. L’auteure qui habite Moncton a livré en 2019 la pièce pour adolescents Tsunami, une œuvre chargée d’émotions sur le sens de la vie. Cette fois, c’est complètement autre chose, souligne la dramaturge. Cette œuvre qu’elle qualifie de comédie dramatique a comme point de départ un monologue écrit il y a dix ans au Salon du livre de Sudbury dans le cadre de l’événement 24 heures pour jouer. Le texte est demeuré dans ses tiroirs pendant toutes ces années avant qu’elle ne le ressorte l’année dernière en vue du Festival à Haute Voix. Elle a donc voulu en faire une pièce plus complète tout en conservant la forme du monologue.

Elle est une bombe raconte l’histoire d’Aline qui, après un échec amoureux, décide de refaire sa vie. Elle part en voyage vers le Sud. Ce périple deviendra une sorte de voyage initiatique qui la transformera et fera éclater sa vie d’avant, raconte l’auteur. La pièce aborde des sujets comme la recherche de l’autre et le deuil. Le personnage qui se raconte est constamment à la recherche d’un contact et d’un dialogue.

«Elle (Aline) est toujours en train de parler à quelqu’un, il y a toujours cette idée de dialogue, mais il n’y a jamais la réponse alors on a juste son point de vue à elle.»

Il s’agit d’une première pour l’auteure d’écrire une pièce pour un seul personnage. Le défi est d’arriver à maintenir le rythme du début à la fin, et ce, sans dialogue, confie l’auteure. Cette œuvre fait aussi écho à l’attachement qu’elle éprouve pour l’Amérique latine. Aline visite des endroits en Amérique du Sud que connaît bien Mélanie Léger. Celle qui a fait son mémoire de maîtrise sur le théâtre uruguayen a fait plusieurs séjours dans des pays du continent sud-américain. Pendant plusieurs années, elle a dansé aussi le tango argentin.

«J’ai eu une période où j’ai beaucoup voyagé et j’aime beaucoup l’esprit de l’Amérique latine. Dans le voyage, on découvre d’autres univers, d’autres mondes. J’aime la chaleur et l’intensité que je rencontrais à ce moment-là. J’ai appris à parler l’espagnol donc je suis un peu tombée en amour avec cette langue. J’ai passé des séjours là-bas et j’ai vagabondé un peu comme mon personnage en sac à dos. Ce sont des voyages mémorables qui sont vraiment marquants.»

L’écriture est au centre de la vie de Mélanie Léger en ce moment. Elle écrit, entre autres, une pièce sur l’histoire de Rebecca Schofield, l’adolescente de Riverview atteinte d’un cancer du cerveau. La pièce sera montée éventuellement par le Théâtre populaire d’Acadie.

Dirigée par Lou Poirier, la mise en lecture du texte Elle est une bombe est interprétée par Bianca Richard. La lecture de la pièce sera en ligne à compter du 8 février. Mélanie Léger précise que cette lecture constitue une étape importante dans la création qui lui permettra de voir comment elle poursuivra le travail.

«C’est ce que j’apprécie du festival. C’est aussi un espace pour essayer des choses, pour présenter des textes, pour les entendre et pour faire avancer des projets. On est vraiment là pour faire découvrir des voix et des personnages.»

Le Festival à Haute Voix présente ses dernières lectures cette semaine. Il propose aussi un nouveau texte de Gabriel Robichaud et Bianca Richard, Parler mal, qui sera disponible en ligne à compter du 9 février. Tous les textes du festival demeureront en ligne jusqu’au 28 février. Les lectures sont filmées au théâtre l’Escaouette à Moncton.