Imaginer le futur des édifices patrimoniaux de Moncton

Un marché, une salle de spectacle, une école de musique, une serre… voilà autant de nouvelles vocations imaginées afin de redonner vie à certains édifices historiques de la ville de Moncton.

Mis sur pied dans le cadre de la Semaine du patrimoine du Nouveau-Brunswick, du 8 au 15 février, ce projet virtuel initié par la Place Resurgo à Moncton vise en mettre en valeur le patrimoine bâti de la Ville.

Chaque jour, un membre de l’équipe du Musée présente sur les réseaux sociaux un édifice historique, patrimonial ou même parfois contemporain. Sophie Auffrey de la Place Resurgo précise que la plupart des bâtiments présentés ont un caractère historique. On fournit quelques informations sur leur histoire, leur utilisation et la construction, en plus de soumettre une idée d’utilisation future du bâtiment. Les responsables du Musée encouragent les gens à transmettre leurs idées et à engager la conversation sur leurs différentes plateformes.

L’agente de développement du patrimoine à la Place Resurgo, Sophie Auffrey, explique que cette initiative a été inspirée d’abord par la thématique de la Semaine du patrimoine, «Explorer notre passé et réimaginer notre avenir».

«Dernièrement, on a remarqué parmi les gens qui nous suivent sur les médias sociaux et même nos visiteurs qui viennent ici pour faire des recherches qu’ils s’intéressent beaucoup au patrimoine bâti. On s’est dit qu’on irait dans cette direction-là.»

Depuis lundi, ils ont présenté l’ancienne école Moncton High (1935) et l’ancien atelier de forgeron du chemin de fer intercolonial qui date de 1887. Ces deux édifices qui appartiennent au même propriétaire sont actuellement désaffectés. Les idées de projet ont commencé à affluer. Pour l’ancienne école secondaire, on propose, entre autres, l’aménagement d’une école de musique ou des arts de la performance et d’une bibliothèque. Dans le cas de l’atelier du forgeron, on a suggéré la création d’un centre de divertissement, d’une salle de spectacle, d’une serre pour la communauté, d’une microbrasserie ou encore d’un marché des fermiers. Sophie Auffrey se réjouit de voir la réponse du public.

«C’est le fun de voir les différentes choses.»

Huit édifices seront partagés au cours des prochains jours. On y retrouvera notamment la Maison Killam (rue Highfield) qui était menacée de démolition qui vient d’être ajoutée à la liste des édifices patrimoniaux de la ville. Cette liste compte plus de 150 bâtiments et maisons qui sont protégés par l’arrêté sur la conservation du patrimoine.

L’agente de développement du patrimoine souligne que l’équipe du musée propose une belle variété de bâtiments cette semaine. Outre les édifices historiques, on présente certains bâtiments plus récents.

«C’est quelque chose qui pique la curiosité déjà de beaucoup des gens qui nous suivent. On espère continuer une conversation par rapport au patrimoine bâti pour valoriser ce côté-là de notre environnement. On trouve que ça fait en sorte que les gens quand ils se promènent, soit à pied ou à vélo, portent plus attention à ces édifices-là et ils vont poser des questions. On est là pour y répondre.»

Par ailleurs, la Place Resurgo rouvrira ses portes ce jeudi puisque la région est passée en phase orange du plan de rétablissement de la province.