Place au slam!

Prenant son envol sur le web, le 4e Festival international de slam/poésie en Acadie (FISPA) offre une belle diversité avec une programmation qui invite au voyage.

De l’Acadie à la Côte d’Ivoire en passant par la France et la Belgique, une trentaine de slameurs et poètes envahissent le web afin de partager leur poésie d’ici au 28 février. Parmi les artistes invités de ce festival entièrement virtuel, on retrouve une imposante délégation de plusieurs pays d’Afrique (Côte d’Ivoire, Bénin, Maroc, Burkina Faso, Mauritanie, Madagascar, Congo et Mali), ainsi que des artistes de différentes régions du Canada, d’Haïti et des Maritimes.

Parmi les artistes invités du Québec, l’auteur-compositeur-interprète et slameur Mathieu Lippé. De l’Acadie, ils sont huit artistes à prendre la parole. On retrouve donc Lou Poirier, Stacy Arseneault, Céleste Godin, Paul Arseneau, Murielle Duguay, Léonore Bailhache, Érik Doucet et Marie-Thérèse Landry.

En lever de rideau, mardi, la directrice du Conseil provincial des sociétés culturelles, Marie-Thérèse Landry, a offert un tour d’horizon de la programmation qui se veut diversifiée. Le slameur québécois Maël Pelletier a invité le public à aller à la rencontre des artistes de la parole, tandis que le guitariste Denis Surette a assuré la partie musicale l’événement.

«Le festival nous donne l’opportunité de découvrir la couleur de la langue française d’ailleurs au pays et d’ailleurs dans le monde», a déclaré Marie-Noelle Steinbach qui a animé la cérémonie d’ouverture.

Cette fois, ce ne sera pas dans les rues ou les cafés que déclameront les poètes, mais plutôt sur le web. Malgré quelques petits pépins techniques lors de l’ouverture, tout s’est relativement bien déroulé.

Des ateliers, des entrevues animées avec déclamation, des spectacles, des joutes de slam, une journée de réflexion, des micros ouverts et un programme scolaire figurent au menu des festivaliers. Le CPSC en profite pour remettre en marche la Caravane des dix mots qui, cette année, propose une thématique liée à l’air.

Au lancement des festivités, Stacy Arseneault, femme de théâtre et slameuse, a présenté un extrait de sa nouvelle création théâtrale. Ce projet a pris forme dans le cadre des cellules créatives en théâtre communautaire. L’auteure a recueilli des témoignages d’immigrants au Nouveau-Brunswick pour créer ce projet théâtral.

«À partir de là, j’ai pris ces témoignages et j’en ai créé une pièce de théâtre, donc tout ce que vous allez entendre, c’est basé sur des histoires vraies que les gens m’ont racontées. J’ai voulu intégrer dans la pièce des parties de slam. Le travail se fait par vidéoconférence. C’est une espèce de théâtre zoom. La version finale sera présentée vers la fin avril, début mai», a-t-elle expliqué.

Marie-Thérèse Landry a rappelé que le FISPA est le premier festival de slam/poésie francophone en Amérique.

«Bien que nous puissions offrir une programmation exceptionnelle en ce temps de pandémie mondiale, nous n’avons aucun revenu d’assurer pour la mise en place de la prochaine édition qui devrait avoir lieu idéalement à l’automne qui s’en vient», a-t-elle souligné.

Le public peut assister et participer aux activités en visitant la page Facebook du Festival international de slam/poésie en Acadie.