Lumière sur la relève cinématographique francophone

Pour avoir un aperçu de ce que nous réserve le cinéma de demain, le 7e Festival CinéRelève qui se déroule jusqu’au 25 avril propose 40 courts métrages réalisés par de jeunes cinéastes du Nouveau-Brunswick, d’ailleurs au pays et dans le monde.

Ces oeuvres pourront être vues au-delà des frontières de l’Acadie puisque le festival passe en mode virtuel en raison de la pandémie.

En 2020, les organisateurs n’avaient pas pu tenir l’événement à cause des circonstances que l’on connaît.

«C’était crève-cœur qu’on n’avait pas pu le faire l’année dernière. Depuis, nous avons eu le temps pour pouvoir nous renouveler d’une certaine façon en le faisant totalement virtuel cette année», a déclaré le président et directeur général du Festival Ciné-Relève, Jean-Pierre Desmarais.

En se tournant vers le numérique, CinéRelève prend une dimension nationale et internationale. L’événement présente des œuvres de différentes régions du pays, mais aussi de Marseille, Lyon et Paris.

«De Paris, il y a plusieurs films parce qu’il y a une école de cinéma à Paris et ils nous font parvenir leur film», a indiqué Jean-Pierre Desmarais.

L’adjointe à la direction Sandrine Perenon explique qu’en optant pour la formule virtuelle, cela leur permet de rejoindre des spectateurs de partout dans le monde.

«On ne se cantonne pas aux festivaliers qui doivent venir à Shediac. Tous les proches et les amis des cinéastes de France vont pouvoir voir les œuvres de leurs amis et découvrir celles des autres. C’est vrai qu’il nous manque la chaleur humaine du festival, mais au moins le mode virtuel permet de décupler le nombre de spectateurs à un événement.»

La programmation offre des films de toutes les formes: documentaire, fiction, pour public averti et OFNI. Cette dernière catégorie qui propose des «œuvres filmées non identifiées» se veut plus expérimentale en combinant les formes cinématographiques.

Les films ont été réalisés par des étudiants de différents niveaux: primaire, secondaire, collégial et universitaire. D’après le directeur, les sujets et les approches sont très variés.

«On a 40 films et on a pratiquement 40 genres différents.»

Jean-Pierre Desmarais note une évolution dans les productions qui sont présentées depuis sept ans. Pour les groupes de jeunes et les réalisateurs qui leur envoient régulièrement des films, la maîtrise des différentes techniques de cinéma s’est nettement améliorée.

Le Festival propose également un CinéAtelier en ligne donné par la comédienne Diane Richard sur l’interprétation de personnages au cinéma. Le directeur invite également le public à une visite virtuelle du nouveau studio fond vert CEAM (Centre d’excellence en arts médiatiques) de CinéRelève situé dans les locaux de la polyvalente Louis-J.-Robichaud à Shediac. La date de l’inauguration officielle du studio en présentiel est encore indéterminée.

Des prix du jury et du public seront décernés comme chaque année. Les lauréats seront annoncés au début de la semaine prochaine. Tous les films peuvent être visionnés jusqu’au 25 avril, minuit, sur la page web de CinéRelève.

Les organisateurs envisagent de maintenir la formule virtuelle pour les années futures en créant un festival hybride qui combinerait activités en ligne et en salle.