Si le 22e Festival littéraire Frye est terminé depuis dimanche, il reste que son impact se fera sentir encore pendant plusieurs mois. Non seulement la programmation régulière de l’événement demeure en ligne jusqu’en avril 2022, mais l’anthologie de poésie visuelle et sonore permettra de découvrir les voix des poètes de Moncton pendant encore plusieurs semaines.

Avec plus de 5000 visionnements sur sa chaîne YouTube (au 25 avril), le Festival Frye a proposé 32 activités principalement virtuelles mettant en vedette 57 auteurs et invités. Bien que le Festival soit terminé depuis dimanche, la plupart des activités demeureront accessibles en ligne pendant encore une année.

«Les gens ont bien le temps d’aller et de revisiter les événements qu’ils ont aimés ou découvrir les événements qu’ils n’ont pas encore écoutés», a déclaré le directeur général par intérim du festival, Pierre-André Doucet.

Celui-ci se réjouit du legs poétique et culturel que laisse le festival. «Le festival est terminé, mais il se poursuit», a-t-il souligné.

Lors de l’ouverture, les poètes flyés du festival et poètes lauréats de Moncton, Jean-Philippe Raîche et Kayla Geitzler, ont dévoilé le projet d’anthologie Poésie-Moncton-Poetry. Ce lancement figure certainement parmi les moments forts du festival. Les deux premiers vidéopoèmes réalisés par Louis-Philippe Chiasson sur des textes de Brian Francis et France Daigle sont déjà en ligne. Au cours des prochains mois, dix autres vidéopoèmes d’autant d’auteurs seront diffusés dans le cadre de cette anthologie qu’on espère poursuivre pendant plusieurs années.

Les organisateurs du 22e Festival Frye dressent un bilan positif.

«Nous sommes très heureux du nombre de visionnements qu’on a eus sur notre programmation. On a eu un engagement soutenu du public tout au long du festival. On a remarqué cette année qu’il y a eu moins de gens qui ont embarqué pendant la diffusion en direct, mais on a eu plus de visionnements au total. Malgré un format hybride et qu’on ne soit pas complètement de retour à la normale, les gens ont participé avec beaucoup d’enthousiasme aux événements qu’on a présentés en présentiel», a affirmé Pierre-André Doucet.

Même si l’auditoire aux activités diffusées en salle a été moins grand qu’espéré, les organisateurs sont satisfaits, étant conscients que l’évolution de la situation de la pandémie en a peut-être dissuadé quelques-uns. Les événements conjuguant auteurs sur scène et en mode virtuel ont attiré de bonnes foules au Centre des arts et de la culture de Dieppe.

«Je pense que les soirées Prélude et Pleins feux sur les auteurs de l’Atlantique ont très bien fonctionné. On a eu de beaux publics. C’était un beau format hybride avec des performances préenregistrées et des performances en présentiel.»

La conversation très inspirante entre les auteurs Melchior Mbonimpa et Yara El-Ghadban, ainsi que la table ronde animée par Sonya Malaborza sur la traduction littéraire figurent parmi les moments ayant marqué le directeur qui est lui-même écrivain. C’est une fenêtre fascinante sur le processus de traduction littéraire, a-t-il commenté.

Environ 2000 élèves d’un peu partout dans la province ont été rejoints par les 67 visites virtuelles d’auteurs dans les écoles.

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