Bidoux: du métal à la chanson d’amour

Après avoir prêté sa guitare aux voix des autres, dont celle d’Émilie Landry, Bidoux prend un nouveau départ. Inspiré par la nature, l’amour, des expériences personnelles et des observations de la vie, le nouveau venu sur la planète musicale acadienne offre trois compositions originales francophones à ce jour.

Il y a deux ans, Samuel Robidoux alias Bidoux a déménagé à Campbellton avec son amoureuse, l’auteure-compositrice-interprète Émilie Landry, qui l’a entraîné dans son coin de pays. C’était l’occasion pour l’artiste vingtenaire de s’évader de la ville «pour mieux respirer». Ce déménagement a inspiré sa plus récente chanson Sul’bord d’la baie, remplie de fraîcheur, dans laquelle il raconte sa propre histoire. Fini la course folle des grandes villes, confie l’auteur-compositeur-interprète jugeant que le rythme de la vie en campagne lui colle mieux à la peau.

«Juste avant de partir au Nouveau-Brunswick, j’avais vraiment décidé de faire le grand pas pour me concentrer sur ma musique après avoir essayé plusieurs domaines qui ne me collent pas vraiment à la peau. La vie m’a vraiment amené par là.»

Musicien autodidacte ayant grandi auprès d’un père chanteur et guitariste amateur, Bidoux a la musique dans le sang.

«Pour moi, la musique, ç’a été une passion toute ma vie, mais jamais je n’avais pensé que ça pouvait être une possibilité que ça devienne mon travail», a-t-il raconté.

Il a fait ses débuts comme chansonnier dans les bars à Québec et avec un groupe de métal. Ses influences sont donc diverses. «J’ai passé des chansons métal aux chansons d’amour si on veut.»

L’artiste confie que sa compagne de vie l’a encouragé à faire le choix de composer en français.

«Les images sortent un peu mieux comme je veux. Je suis capable de parler de mes expériences plus facilement et j’aime la musique francophone. Je m’inspire vraiment de mes observations dans la vie.»

Sa nouvelle vie sur le bord de la baie des Chaleurs correspond-elle à ses attentes? «Pas mal oui», répond celui qui a toujours privilégié les endroits plus près de la nature.

«On est ici à Campbellton et il y a le bord de l’eau à une minute de marche de chez nous. Je ne me tanne pas d’aller prendre mes marches le matin sur le bord de l’eau […]. La vie est juste comme on dirait plus facile. Le monde se dit bonjour. Ce sont de petits détails qui font tellement une grosse différence au quotidien.»

Même s’il offre maintenant son propre matériel, il continue d’accompagner Émilie Landry en spectacle tout en mijotant quelques nouvelles chansons de son cru.

«Je trouve ça le fun parce qu’on dirait qu’il y a beaucoup de gens qui sont super colorés et on peut vraiment s’inspirer de ces gens-là, de tout ce qui a autour de soi. Le fait d’être plus terre à terre, d’être moins obligé de travailler pour payer un loyer qui ne se peut pas nous donne plus de temps pour réfléchir et créer.»

La musique d’abord

Tout part de la musique pour le guitariste-chanteur. Ses compositions s’amorcent avec un riff de guitare pour ensuite écrire les paroles et construire la chanson autour de l’ambiance musicale. Ses influences lui proviennent autant des musiciens de l’Acadie que ceux du pays. Le groupe américain folk-rock Dawes ainsi que le métal folklorique et mélodique des formations scandinaves font partie de son bagage d’influences musicales.

Il a son propre studio d’enregistrement à la maison. Sa plus récente composition s’ajoute à deux autres pièces sorties au cours des dernières années (Encore et Manquer d’amour). Le prochain extrait radio pourrait sortir dans deux ou trois mois.

«Je les traite individuellement pour l’instant juste pour acquérir plus d’expérience et voir comment je peux sonner et trouver mon style. Je ne sais pas nécessairement comment une toune va finir quand je la commence», a expliqué l’artiste qui souhaite éventuellement produire un album complet.

La sortie de la chanson Sul’bord de la baie est accompagnée d’une vidéo d’animation réalisée par Lodge productions. Les trois chansons sont offertes sur les plateformes numériques.