Le Festival Re:Flux à Moncton invite le public à découvrir des compositions et des expériences sonores réalisées par près de 30 artistes. Ce 16e rendez-vous presque entièrement virtuel qui se déploie en plusieurs volets met en relief la musique expérimentale.

Seul festival du genre au Nouveau-Brunswick, Re:Flux vise propose au public des expériences hors du commun qui explore le son et la musique. Ce sont souvent des créations qui sortent des sentiers battus et qu’on voit moins souvent en galerie d’art ou en salle de spectacle.

«Le festival devient un projet important parce que ça nous permet de mettre en valeur les projets sonores. La musique expérimentale fait partie de l’art actuel, même si ce n’est pas visuel. Une exposition sonore est autre chose qu’une exposition de photos ou de peintures», a indiqué Catherine Arseneault.

La coordonnatrice souligne que le programme est varié. En plus des deux résidences de création d’André Cormier et Emily Kennedy, le festival comprend une trentaine d’œuvres regroupées en une dizaine de volets. Encore une fois cette année, les organisateurs ont lancé le défi aux artistes de créer des paysages sonores qui ne sont pas musicaux, c’est-à-dire sans rythme, sans mélodie, sans refrain ni parole. On peut découvrir l’ensemble des créations dans le cadre du volet N’importe qui peut jouer de la guitare. On y retrouve, entre autres, la pièce Renversements de Joël Lavoie qui témoigne des transformations dans les paysages sonores depuis le début de la pandémie.

Les programmateurs présentent aussi une série de projets coup de coeur. Figurent notamment des voyages sonores inspirés de récits fictifs, des œuvres un peu plus politiques, ainsi qu’une création en réalité augmentée. Des balados, une exposition, une rétrospective ainsi qu’un documentaire acousmatique complètent le tout. Réalisé par Roger Tellier-Craig, Horizons pavés documente un quartier de Montréal par son environnement sonore. Il explique qu’il s’est inspiré des bruits du quartier, du mouvement et de l’énergie des véhicules afin de composer une pièce qui reflète en quelque sorte la réalité acoustique de ce quartier.

«C’est un peu comme si c’était un reportage sonore d’un quartier», a mentionné Catherine Arseneault.

Le public découvrira également sur le site web du festival, une liste d’écoute élaborée par Christine Comeau. Appelée Musique d’atelier, cette liste rassemble des pièces qui inspirent l’artiste lorsqu’elle travaille à ses créations en studio.

Emily Kennedy effectue une résidence de création au Festival Re:Flux. – Gracieuseté: Annie France Noël

Toutes les œuvres du festival sont en ligne. Dès le début de la préparation de l’événement, les responsables de la Galerie Sans Nom ont procédé aux appels de dossiers et conçu la programmation pour qu’elle soit virtuelle. Catherine Arseneault a précisé qu’ils ont préféré être pessimistes et de planifier en conséquence plutôt que d’annuler des événements. Il n’y a donc pas de concerts en personne cette année.

«Ça a l’air de bien circuler. Les artistes partagent beaucoup leur travail. Il y a une fierté et un encouragement de savoir qu’ils peuvent pratiquer leur métier en ces temps de pandémie», a-t-elle ajouté.

Toutes les œuvres peuvent être vues sur le site du Festival Re:Flux qui se déroule jusqu’au 30 mai.

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