La vie est rose dans la galerie du Centre des arts et de la culture de Dieppe qui amorce l’été avec deux expositions aux couleurs scintillantes, pleines de joie, d’espoir et de rêves, réalisées par Émilie Grace Lavoie et Suzanne Albert.

En entrant dans la galerie, on est frappé par la variété des œuvres, l’ingéniosité des installations et la brillance des teintes. Le rose prédomine dans les deux expositions qui occupent chacune leur espace. Et pourtant les deux artistes ne se sont pas consultés.

Parallèlement au Carrousel de vie de Suzanne Albert, on présente une nouvelle exposition d’Émilie Grace Lavoie, Quand le ciel te tombe sur la tête. L’artiste d’Edmundston a le sentiment un peu que le ciel lui est tombé sur la tête au cours des dernières semaines, tant la vie lui a apporté son lot de surprises.

Celle qui a été invitée à devancer son exposition à la Galerie du CACD a réalisé presque la totalité de ses œuvres en seulement deux semaines. L’exposition rassemble des peintures, des collages, des céramiques et des installations de sculptures.

«Habituellement, le processus de création est plus long. Tandis que là, j’avais deux semaines», a-t-elle mentionné en entrevue.

Même si le délai était court, l’artiste raconte que la création de cette exposition s’est faite dans la joie. Elle a commencé par dresser une liste de choses et de mots lui rappelant son enfance. À partir de cette liste, elle a imaginé des formes, des objets et des couleurs, pour ensuite réaliser des peintures, des collages et des sculptures molles (de tissus) suspendues au plafond. Seules les céramiques ont été créées il y a un peu plus longtemps.

Tout comme le Carrousel de vie de Suzanne Albert, les œuvres d’Émilie Grace Lavoie occupent à la fois le sol, les murs et les airs. C’est d’ailleurs très aérien comme expositions, souligne le directeur intérimaire du CACD, Louis Doucet.

«C’est à la fois aérien, très léger et multimédia. Le rose est omniprésent des deux côtés et je dirais que dans l’histoire de la galerie du centre des arts, c’est vraiment une première qu’on a deux artistes simultanément dans la galerie. Au vernissage, ç’a vraiment créé un buzz intéressant. Il y avait environ 75 personnes», a indiqué M. Doucet.

Émilie Grace Lavoie a accepté de partager l’espace de la galerie surtout en ces temps de pandémie où les artistes visuels ont eu moins d’occasions d’exposer leurs œuvres.

Elle tend à briser les règles dans sa pratique de la céramique, en créant des formes ou des objets qui donnent l’impression d’être vivants. Quand on regarde ses céramiques, c’est d’ailleurs le sentiment qui s’en dégage.

«Pendant la création, je me disais que peu importe le résultat, c’était tellement un moment heureux dans ma vie de lâcher prise, de folie. C’est un peu l’énergie que j’espère qui est transmise dans les œuvres.»

Métaphore de la vie

Suzanne Albert qui a créé d’abord son installation Carrousel de vie à Caraquet pendant une résidence d’artiste à la Galerie Bernard-Jean est heureuse de pouvoir faire voyager cette œuvre symbolisant l’espoir en ces temps de pandémie. Le grand carrousel, œuvre centrale de la collection, est une métaphore de la vie qui continue. Depuis sa première présentation à Caraquet, l’exposition a évolué. Suzanne Albert a ajouté quelques éléments nouveaux. Au mur, on peut admirer aussi une série d’œuvres en médiums mixtes de différentes collections qui se greffent bien à l’ensemble de l’exposition.

Selon celle-ci, même si les messages de deux artistes sont différents, ils se marient bien dans les teintes, les formes et la manière d’occuper l’espace. La magie passe.

Après Dieppe, Carrousel de vie poursuivra sa route pour faire escale au Centre culturel de Kent-Sud à Bouctouche à compter du 6 août.

Suzanne Albert présente Carrousel de vie au CACD. – Acadie Nouvelle: Sylvie Mousseau

«Je suis super contente parce que je trouve que c’est dans l’esprit de la création quand ç’a été conçu. C’est la naissance de quelque chose avec un message d’espoir, dans la joie, dans la féerie et la magie qu’on veut continuer. Pour moi, il faut que ça roule, le carrousel de la vie. C’était dans mon esprit que ça fasse une tournée au Nouveau-Brunswick et même en Nouvelle-Écosse.»

Aussi commissaire d’art avec le Collectif 3E, Émilie Grace Lavoie a deux publications sur différents projets qui paraîtront plus tard cet été. Elle collabore aussi à la préparation d’une rétrospective de la peintre Alexandrya Eaton pour la Galerie Owens à Sackville.

Les expositions de Suzanne Albert et Émilie Grace Lavoie sont présentées au CACD jusqu’au 29 juillet. Le Centre qui donne de plus en plus de place aux arts visuels présente également sur ses murs des tableaux des artistes Jessie Babin, Émile Vautour et Georgette Bourgeois, artiste en résidence au CACD.

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