Les Néo-Brunswickois connaissent bien la Dre Jennifer Russell pour son rôle dans la lutte contre le coronavirus, mais peut-être un peu moins comme chanteuse de jazz. La médecin-hygiéniste en chef de la province qui se révèle aussi une musicienne accomplie remontera bientôt sur scène avec son groupe afin d’offrir des concerts sur l’île Lamèque et à Fredericton.

Si le jour Jennifer Russell mène une carrière en médecine, le soir, une fois la porte de son bureau refermée, elle se tourne vers la scène musicale. Du moins, avant la pandémie.

«J’ai hâte de jouer de la musique et j’espère que les gens sont encouragés avec le fait qu’on pourra avoir des spectacles de nouveau avec le niveau de protection des vaccins», a-t-elle déclaré en entrevue à l’Acadie Nouvelle.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, la musique a fait partie de sa vie. Celle qui a fait un baccalauréat en musique avant de poursuivre des études en médecine a lancé deux albums de compositions originales depuis 2014. Elle a commencé à écrire ses propres chansons autour de 2010 pour son groupe le Jenn Russell big band.

«Ce sont mes chansons originales dans le style des années 1940, de la Deuxième Guerre mondiale, avec le saxophone, la trompette, le trombone… C’est vraiment un style de swing comme cela.»

Très tôt dans sa vie, elle a suivi des leçons de piano et de saxophone. En plus d’avoir créé son propre groupe de jazz, elle est saxophoniste pour une autre formation. Avec ses musiciens, elle se prépare à se produire dans des festivals importants, dont la série Voir Miscou et mourir et le Harvest Jazz and Blues à Fredericton en septembre. Dans le cadre de ce festival, elle montera notamment sur la scène du Playhouse les 17 et 18 septembre. Pour ce spectacle, la formation qui rassemble habituellement sept musiciens (guitare, basse, piano, trombone, saxophone, trompette, batterie et voix) intégrera un groupe de violon afin de refléter l’esprit de son plus récent album Triple Step paru en 2019.

La musique est demeurée un passe-temps pour la médecin-hygiéniste même si elle en est passionnée. À son avis, cela lui permet de conserver un bel équilibre dans sa vie. Dès ses études, elle savait dans son cœur que la musique resterait un loisir et qu’elle devait trouver un équilibre entre son amour pour le jazz et sa carrière de médecin. Elle raconte qu’à l’école de médecine, il n’était pas rare de voir des étudiants jouer des instruments de musique.

«Il y en avait assez parmi nous pour faire un groupe de jazz très professionnel […]. En 2008-2009, je faisais des spectacles au Playhouse. C’était comme un genre de spectacle juste avec des médecins qui jouent de la musique. C’est plus commun qu’on croit.»

Elle rappelle que pendant longtemps, la science et les arts n’étaient pas séparés comme ce l’est aujourd’hui.

«Je crois toujours que d’avoir des connaissances dans les deux, c’est bon pour la santé mentale. C’ est bon pour la santé mentale d’avoir un passe-temps.»

Inspirée par des musiciens tels que Glenn Miller, Jennifer Russell adore ce style de musique. Quand elle compose, elle s’inspire de petites histoires qui tournent souvent autour de l’amour. «J’entends une phrase et d’habitude c’est ainsi que la chanson commence dans ma tête.»

Elle confie qu’elle n’a pas beaucoup écrit de musique pendant la pandémie, mais que l’inspiration commence à se pointer de nouveau.

Le concert du Jenn Russell big band sera présenté dans le cadre de la série de spectacles Voir Miscou et mourir le 11 septembre à l’Église Sainte-Cécile. La programmation complète sera bientôt annoncée. Sandra Le Couteur est très fébrile à l’idée d’accueillir le groupe de la Dre Russell.

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