À l’approche du 52e Gala de la chanson de Caraquet, l’Acadie Nouvelle est allée à la rencontre des huit finalistes (auteurs-compositeurs-interprètes et groupes) qui monteront sur la scène du Carrefour de la mer. Nous vous présentons un portrait de ces jeunes passionnés de musique en deux volets. Voici donc la première partie.

Ananas

Après avoir remporté la finale du concours Accros de la chanson en 2019, le quatuor jazz rock de la région Chaleur qui fusionne les styles tentera de décrocher la palme au Gala de la chanson de Caraquet (finaliste groupe). Cette formation qui existe depuis près de trois années a sorti un premier mini album de six chansons, Fausse réalité, en juin 2020. Leurs influences musicales sont diverses allant du jazz à la Miles Davis au rock britannique de Pink Floyd. Leur musique teintée de jazz navigue entre le punk rock musclé et les ambiances planantes. Le guitariste, saxophoniste et trompettiste, Ayden Hutchinson, raconte qu’ils ont toutes sortes d’influences.

«On aime représenter ça dans notre musique.»

Âgés de 18 à 20 ans, les quatre musiciens ont à cœur de créer un projet en français. À partir des idées de l’ensemble des musiciens, le chanteur Samuel Mallais (aussi finaliste dans la catégorie solo), à la voix un peu graveleuse, aime raconter des histoires à travers des personnages. Les chansons traitent de thèmes sociaux, politiques et de l’importance de leur culture et aussi d’amour.

«On aime raconter des histoires. Certaines ont peut-être un sens plus profond. Une de nos chansons parle, entre autres, des misères dans le monde, d’environnement et de pauvreté.»

Ces amis de longue date ont de grandes aspirations musicales. Tout comme Samuel Mallais qui étudie déjà au Cégep de Drummondville, deux des musiciens du groupe entreprendront aussi des études dans cet établissement en septembre. Ayden Hutchinson perçoit le Gala comme une belle visibilité et une occasion de remonter sur scène après une année de pause. En plus de Samuel Mallais et Ayden Hutchinson, le groupe rassemble Sam Newman (basse, clavier) et Guillaume Pitre-Godin (percussion).

Ellie Côté

Ellie Côté. – Gracieuseté

Ellie Côté n’a que 19 ans et elle peut déjà se vanter d’avoir de vieilles compositions. Celle qui chante depuis qu’elle parle a remporté en 2017 la finale du concours Accros de la chanson et a été couronnée de la médaille de bronze en musique aux Jeux de la Francophonie Canadienne la même année. Après avoir participé à la demi-finale du Gala de la chanson de Caraquet en 2018, la chanteuse et pianiste de Shediac River a décidé cette année de tenter à nouveau sa chance, obtenant ainsi une place en finale comme auteure-compositrice-interprète.

Ayant grandi dans une famille musicale issue d’une longue tradition de chant choral, elle a suivi les traces de ses parents et grands-parents. Après avoir chanté dans des chorales, elle a eu envie de composer ses propres chansons très tôt dans son parcours. Ce désir de création lui est venu lors d’un spectacle de Noël à son école.

«Je voulais composer ma propre chanson parce que je ne voulais pas chanter les chansons traditionnelles de Noël.»

Elle s’inspire de ce qui l’entoure, des médias sociaux, des histoires entendues dans sa famille, explorant souvent des thématiques tristes dans des ballades empreintes d’émotions. Pendant longtemps, elle a été influencée par la chanteuse canadienne Chantal Kreviazuk.

Ellie Côté est aussi finaliste pour la chanson étoile avec sa pièce À chaque coup de vent qui sera interprétée au gala par Katrine Noël.

«C’est comme une «réimagination» de l’histoire d’Évangéline et Gabriel», a indiqué celle qui est aussi animatrice à la radio CJSE depuis un an. Elle a entrepris également des études universitaires en criminologie et en histoire, dans l’espoir de poursuivre ses études en droit par la suite.

Écarlate

Le groupe Écarlate. – Gracieuseté

Tous âgés de 17 ans, ce sont les plus jeunes finalistes de la cohorte 2021. Écarlate a vu le jour en novembre 2020. Le trio indie folk de Moncton, formé de Daphnée McIntyre (ukulélé et chant), Clémence Langlois (guitare électrique) et Samuel LeBlanc (guitare acoustique et voix), sont aussi finalistes au concours Accros de la chanson cette année.

«Les deux événements se passent en même temps. C’est assez la folie!», a exprimé Daphnée McIntyre.

Quand on lui demande de définir leur style, elle répond que le groupe est encore en évolution et cherche à explorer différentes sonorités. Pour l’instant, c’est le folk indie qui les définit le mieux, estime-t-elle.

«On dirait qu’on est en train d’avancer comme groupe et d’évoluer comme personne en même temps que tout ce qui nous arrive», a souligné Daphnée McIntyre.

Celle qui est tombée dans la musique très jeune grandissant auprès d’un père musicien, Kevin McIntyre, ne peut pas s’imaginer faire autre chose. L’idée de former un groupe est venue avec leur envie de s’inscrire au concours Accros de la chanson.

«On est tous de bons amis et on aime la musique. On s’amusait un peu chacun de notre côté juste pour le fun. Moi j’écrivais beaucoup. Une semaine avant l’inscription à Accros, j’ai décidé que ça ne me tentait pas de le faire toute seule et j’ai texté Samuel et Clarence pour leur demander s’ils voulaient créer un band.»

Les trois musiciens ont grandi dans un univers musical plutôt francophone à la maison, leur donnant ainsi envie de composer en français. Dans l’écriture de leurs chansons, ils s’inspirent de leurs expériences personnelles et de leurs proches.

«J’aime beaucoup prendre les histoires des gens et faire de l’art avec et créer quelque chose de beau», ajoute Daphnée McIntyre qui est celle qui signe la plupart des textes des chansons.

Maxime Boudreau

Maxime Boudreau. – Gracieuseté

À 18 ans, l’auteur-compositeur-interprète de Dunlop près de Bathurst, n’en est pas à son premier concours. Après avoir remporté La voix des groupes aux Jeux de l’Acadie en 2017, Maxime Boudreau a participé à Accros de la chanson à quelques reprises en solo et en groupe, notamment avec la formation Les Monocycles en 2018. Il a atteint la finale deux années de suite, dont celle de la 15e édition.

«J’adore la musique. Ça fait quand même assez longtemps que j’en joue et que j’écris des chansons. Dans le concours à Caraquet, les ateliers et les encadrements qu’on a c’est dur à battre», a affirmé celui qui s’est procuré sa première guitare à l’âge de 9 ans.

Fortement influencé par des artistes comme Fred Fortin, Philippe Brach et les Hôtesses d’Hilaire, il compose principalement en français dans un style voyageant du rock alternatif teinté de blues au psychédélique.

«Je varie un peu dans mes textes, mais c’est souvent à propos des observations de ce qui m’entoure et des changements. J’ai 18 ans, j’ai gradué et c’est un temps où la vie change beaucoup», a expliqué l’artiste qui traite de sujets sociaux et politiques.

La création se fait à partir de mélodies et de textes qui souvent surviennent de façon simultanée. «J’ai toujours ma guitare et mon crayon pas très loin quand je compose.»

Pour l’instant, la musique occupe toute sa vie. Il aime autant la scène que la création et le travail qui se fait en coulisse.

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