Qui des huit finalistes remportera la 52e finale du Gala de la chanson de Caraquet samedi soir? Difficile à prédire puisqu’ils ont tous des univers musicaux bien à eux. Nous vous présentons la deuxième partie des portraits sur les finalistes.

Omram

Lauréat du concours CCNB sur scène 2021, Omram – N’da Omram Natchia Kouamé de son vrai nom – semble voué à une belle carrière dans le domaine de la musique. Issu d’une longue tradition musicale, l’artiste de 24 ans a aussi raflé deux prix Coup de coeur lors de son passage à ce concours, dont celui du public. Originaire de la Côte d’Ivoire, Omram a d’abord vécu au Québec pendant près d’une année avant de déménager à Caraquet pour entreprendre des études au CCNB en communication médiatique.

La musique lui vient d’abord de sa famille. Il raconte que du côté de son père, ce sont tous des instrumentistes, tandis que dans la famille de sa mère, ce sont des chanteurs. Profondément influencé par ses origines et les réalités du peuple ivoirien, Omram compose des chansons qui traitent de philosophie de vie, d’amour et de valeurs spirituelles.

«En Côte d’Ivoire, c’est beaucoup un peuple qui parle de Dieu. Alors mon père, lorsque nous étions enfants, nous a beaucoup inculqué des valeurs divines, ce qui fait que je suis beaucoup dans la lecture de la vie, mon quotidien et les valeurs divines.»

Le chanteur évolue dans un style musical s’apparentant au R&B et au gospel. Il a réalisé un premier vidéoclip Yeshua en 2019 qui peut être visionné sur YouTube. La force d’Omram réside dans le chant.

S’il a choisi d’étudier en communication médiatique, c’est pour se doter d’outils afin de l’aider dans sa carrière musicale.

Mike à Vik

Mike à Vik dans la vidéo de sa chanson Flying Cowboy.

Mike à Vik, de son vrai nom Mike Gaudet, est le plus âgé de la compétition et probablement celui qui a la feuille de route la plus étoffée. Le bluesman-rockeur de 45 ans, du village de Concession à la baie Sainte-Marie, a fait paraître un album Ours en 2017, en plus de nombreux simples.

Il a commencé à jouer de la musique avec un groupe de rock’n’roll à l’âge de 14 ans. Étonnamment, c’est son père – qui pourtant s’intéressait plus ou moins à l’art – qui l’a encouragé à composer en français.

«Il m’a dit si tu veux faire de quoi en musique, tu devrais commencer à écrire des tounes en Acadien comme qu’on parle ici. J’ai pris son avis et j’ai commencé à écrire des chansons», raconte l’artiste, dont l’abréviation Vik est un clin d’œil à son père Victor.

Les histoires de son coin de pays, des personnes à la fois ordinaires et exceptionnelles ainsi que l’amour l’inspirent. Si son album Ours navigue davantage dans le folk, son nouveau matériel est plus près de ses racines rock comme en témoigne son nouvel extrait Joualle qui déménage. Le vidéoclip sera lancé bientôt sur YouTube.

Celui qui a déjà présenté une vitrine à la FrancoFête en Acadie est fortement influencé à la fois par des légendes du rock et les chansonniers acadiens de la baie Sainte-Marie comme Éric Surette et son fils Jacques.

«Même s’il est plus jeune que moi, il m’influence de différentes façons. On fait de la musique ensemble. Il a une bonne “vibe”.»

C’est à travers le programme Stella de la FÉCANE (Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse) qu’il a obtenu son laissez-passer pour le Gala de la chanson de Caraquet.

Bidoux

L’auteur-compositeur-interprète Bidoux de Campbellton. – Gracieuseté

Samuel Robidoux alias Bidoux puise son inspiration, entre autres, dans sa nouvelle vie à Campbellton auprès de son amoureuse, la chanteuse Émilie Landry. Celui qui a fait paraître trois chansons à ce jour, dont la plus récente Sul’bord d’la baie, a joué au sein de quelques groupes au Québec comme la formation de métal folklorique Crystalis qui a un album à son actif. Le guitariste et chanteur de 27 ans accompagne sur scène Émilie Landry en plus de mener son projet solo. Depuis son déménagement à Campbellton il y a deux ans, le musicien natif de Québec à la plume poétique et aux douces mélodies se laisse transporter par la nature, son environnement, les relations amoureuses et le rythme de la vie sur les rives de la baie des Chaleurs.

«Je m’inspire pas mal de tout ce qui m’entoure autant dans l’introspection c’est à dire comment je vais me sentir face à des situations et comment les gens vont se sentir face à leur propre vie.»

Il peaufine son travail d’écriture et de composition en vue de faire paraître un premier mini disque numérique et éventuellement un album complet. Sa musique que l’on pourrait qualifier de folk à saveur pop tire ses influences d’une foule de musiciens et de groupes. Autant les auteurs-compositeurs-interprètes francophones comme Matt Boudreau et Daniel Bélanger peuvent teinter son cheminement musical que la musique rock américaine, notamment celle de la formation Dawes et de John Mayer.

Le Gala de la chanson de Caraquet lui offre une belle occasion de présenter ses chansons sur scène.

«J’étais un petit peu nerveux à mon arrivée, mais après avoir pratiqué quelques fois, je suis vraiment content où ça s’enligne. Ça va être un beau spectacle. La musique de tous les finalistes est vraiment bonne.»

Samuel Mallais

Samuel Mallais – Gracieuseté

Surtout connu comme étant la voix principale du groupe Ananas, Samuel Mallais mène aussi son projet personnel. Le musicien de Petit-Rocher qui poursuit des études en technologie sonore au Cégep de Drummondville au Québec, a un été assez chargé puisqu’il se produira aussi à la demi-finale du Festival international de la chanson de Granby au mois d’août. Habitué des prix Coup de cœur, l’artiste âgé de 19 ans se fraie depuis environ cinq ans un chemin à travers l’univers de la musique.

À la base, c’est le rock qui l’intéresse pour ensuite dériver vers le blues, le jazz et différentes couleurs sonores. Il confie qu’il s’inspire de la scène locale acadienne, celle qui sort des sentiers battus.

«Je suis vraiment chanceux de pouvoir jouer avec les Hôtesses d’Hilaire. C’est une grosse influence pour moi côté politique et revendication. Les Hay Babies aussi. Il y a aussi des groupes comme Frank Zappa, ce genre de choses qui ne sont pas dans les normes. J’aime les artistes qui ne veulent pas nécessairement être dans une boîte.»

«Quand je compose, je fais toujours la musique en premier et après, elle va m’apporter peut-être une idée ou un thème, une phrase ou deux et je vais construire une chanson autour de ça», a expliqué l’auteur-compositeur-interprète qui dans ses chansons explore les remises en question et la solitude.

Pour l’instant, il n’a pas encore fait paraître de simple ou d’album, à l’exception du titre Je rêve sur le collectif Accros 16. S’il a choisi de lancer un projet solo parallèlement à Ananas, c’est qu’il a envie de développer aussi son univers plus personnel.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle