Mélanie Léonard devient la nouvelle directrice musicale de Symphonie Nouveau-Brunswick. La chef d’orchestre québécoise qui entamera ses fonctions à l’automne a été choisie parmi une cinquantaine de candidatures et à la suite d’un processus de sélection qui s’est étendu sur trois années.

Le président de Symphonie Nouveau-Brunswick (SNB), Reid Parker, en a fait l’annonce lundi. Le processus de sélection a débuté peu de temps après le départ de Michael Newnham en 2018. Depuis trois ans, l’orchestre provincial faisait appel à des chefs invités pour ses concerts. Mélanie Léonard a été l’une de ses chefs invitées pour une série de concerts en 2018.

«Mélanie Léonard est douée d’un mélange exceptionnel d’expérience et de vision qui permettra à Symphonie Nouveau-Brunswick d’atteindre un niveau supérieur. Nous savons qu’elle possède les ressources nécessaires pour nous aider à devenir un acteur majeur sur la scène orchestrale au Canada», a déclaré Reid Parker par voie de communiqué.

Jointe à son domicile en banlieue de Montréal, Mélanie Léonard s’est dite honorée d’être nommée à la tête de l’orchestre. Elle a hâte d’aller à la rencontre des gens du Nouveau-Brunswick et de faire de la musique. Elle confie avoir vécu une expérience marquante en 2018.

«Je me suis sentie accueillie comme si j’étais chez moi par tout le monde, les gens avec qui j’ai travaillé, les gens que j’ai eu la chance de rencontrer dans le public. J’ai senti quand j’ai travaillé avec l’orchestre qu’on était capable de bien communiquer, qu’on était capable de s’entendre autant sur le plan humain que musical. Les concerts avec eux ont été de belles expériences riches en émotions et je crois que le public l’a ressenti aussi. Quand tout ça se passe, il y a une synergie et c’est là que la magie opère», a exprimé la chef d’orchestre.

Si Mélanie Léonard priorise l’excellence musicale, elle tient à ce que sa vision artistique s’ancre bien dans la collectivité afin qu’elle soit pertinente. Elle a envie que tout le monde se sente bienvenu aux concerts de l’orchestre.

«J’ai envie d’écouter, d’apprendre. J’ai envie que la vision s’inscrive dans ce que l’orchestre a déjà bâti dans ses fondations, dans ses traditions puis j’ai envie que ça s’inscrive dans la communauté aussi.»

Aussi directrice musicale de l’Orchestre symphonique de Sudbury, elle cumulera les deux fonctions, en plus d’honorer ses contrats de chef invitée avec plusieurs orchestres au Canada.

«Je ne déménagerai pas au Nouveau-Brunswick. Par contre, c’est important pour moi de tisser des liens avec les gens et d’être en contact avec la province. Je vais être ici pour mes semaines de concerts et je vais aussi passer du temps pour établir des relations et construire avec l’orchestre.»

Elle sera à la barre d’un premier concert en tant que directrice musicale le 22 octobre dans un programme qui mettra en valeur des œuvres de Mozart, Schubert et Jacques Hétu. Celle qui dirige des orchestres depuis 2009 est la première femme à avoir obtenu son doctorat en direction d’orchestre de l’Université de Montréal. Violoniste au parcours atypique et à l’esprit créatif, elle a étudié en arts visuels, en théâtre, en littérature et même fait de la danse compétitive avant de se tourner vers la direction orchestrale.

Une nomination saluée

Mélanie Léonard est parfaitement bilingue, ce qui représente un atout pour SNB qui rassemble environ 35 musiciens de diverses régions de la province.

«L’histoire a montré que pour être capable de parler à toutes les différentes communautés du Nouveau-Brunswick. D’avoir quelqu’un capable de faire deux phrases en français, c’est pas assez. Ça prend quelqu’un qui est vraiment capable d’exprimer ses idées clairement dans les deux langues pour représenter l’orchestre et communiquer que ce soit avec le public, le gouvernement ou avec les médias», a affirmé le bassoniste Patrick Bolduc.

Celui-ci salue l’arrivée de la nouvelle directrice musicale.

«L’orchestre a fait énormément de progrès ces dernières années et on est prêt pour la prochaine étape. Ça va faire du bien d’avoir quelqu’un parce que le fait de ne pas avoir eu de directeur musical pendant quelques années, c’est sûr que c’est dur de développer vraiment un produit.»

Il ajoute que les musiciens et le public ont été consultés dans le processus de sélection.

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