De nouveaux tableaux de la collection Cormier sont en montre au Musée de Kent à Bouctouche cet été. Des œuvres qui illustrent la vie quotidienne et le travail des Acadiens au début et milieu du 20e siècle, ainsi que des peintures religieuses figurent parmi les 40 toiles de l’exposition.

La vaste collection d’art populaire qui appartenait à Claudette et Maurice Cormier, léguée à l’organisme Nation Prospère Acadie, est prêtée au Musée de Kent pour qu’elle puisse être mise en valeur. En 2020, une première série de 40 tableaux a été exposée durant la saison estivale. Cet été, la commissaire de l’exposition Émerise Nowlan-LeBlanc a sélectionné 40 autres tableaux assez anciens qui datent des années 1900 à environ 1960. Ils ont été réalisés par des artistes des Maritimes souvent méconnus du grand public. C’est de l’art populaire, régional et traditionnel, souligne la commissaire.

Elle a choisi de diviser l’exposition en deux volets, des œuvres religieuses et des peintures de genre qui illustrent des scènes de la vie quotidienne.

«Ce sont principalement des œuvres où l’on voit des gens en activité en période de prospérité. Les artistes sont contents de montrer les fermes qui sont autosuffisantes, l’exécution des tâches sur la ferme, à la maison, l’agriculture, la vie domestique, des scènes familiales, la musique. On voit des terrains près des ruisseaux», a expliqué Mme Nowlan-LeBlanc qui a été aidée de l’artiste Paul Édouard Bourque dans l’installation des tableaux.

Parmi les œuvres, on retrouve, entre autres, des peintures de scènes d’école créées par René Girouard. Ce peintre a réalisé environ 150 tableaux. L’exposition qui occupe deux salles du deuxième étage du Musée comprend aussi notamment des tableaux des Drs Eugère Cormier et Robert Marcoux qui parallèlement à leur pratique de la médecine avait une passion pour les arts visuels. Édouard Gautreau qui a peint le grand rideau de scène exposé au Musée de Kent a également quelques peintures dans la collection qui rassemble 1200 œuvres créées par environ 250 artistes acadiens.

La commissaire a voulu aussi mettre en valeur des peintures religieuses afin de démontrer l’importance de la vie religieuse en Acadie. Elle mentionne que certains tableaux ne sont pas signés ou seulement signés d’un prénom. Il est alors à peu près impossible de trouver de l’information sur ces œuvres.

«Je les ai installées pareil parce qu’il y a des personnes qui viennent et qui reconnaissent les œuvres.»

Dans un objectif de créer une grande banque d’art populaire, les responsables de la collection estiment qu’il est important de préserver ces œuvres. Les gens qui ne savent pas trop quoi faire avec leurs peintures anciennes peuvent les apporter au Musée de Kent s’ils le désirent, mentionne la commissaire. Émerise Nowlan-LeBlanc souhaite que l’exposition témoigne de l’importance de l’art populaire dans l’histoire de l’Acadie.

«Je viens de terminer mon baccalauréat en art visuel et je trouve qu’il y a de la place pour toutes les différentes sortes d’art, autant l’art populaire que contemporain. Je trouve que c’est important d’avoir une diversité et non pas d’éliminer une section de l’art», a-t-elle ajouté.

Les œuvres sont exposées jusqu’à la fin août. Après la fermeture du Musée de Kent, les gens pourront visiter l’exposition sur rendez-vous. Le rideau de scène d’Édouard Gautreau est aussi toujours en montre au Musée.

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