La série de concerts de l’Été musical de Barachois tire à sa fin. Pour clore la 41e saison, on propose un programme varié et captivant mettant en vedette le pianiste Pierre-André Doucet et trois des musiciens de l’Ensemble Ventus Machina.

Des œuvres de Francis Poulenc, de Heinrich von Herzogenberg, de Paganini, de Still et de Rachmaninov figurent au menu de ce concert qui s’annonce haut en couleur et en émotions.

Le pianiste Pierre André Doucet, codirecteur de l’Été musical de Barachois, explique que le programme s’est construit autour de deux œuvres majeures. D’abord le trio pour hautbois, basson et piano de Francis Poulenc que le bassoniste Patrick Bolduc et la hautboïste Christine Goodwin ont joué souvent ensemble. Le pianiste avait très envie de se joindre à eux pour interpréter cette œuvre. L’ensemble a choisi aussi un trio du compositeur autrichien Heinrich von Herzongenberg pour hautbois, cor (Jon Fisher) et piano.

«Il y a quelque chose de très léger, mais aussi une petite qualité nostalgique, des moments de purs soleils, de frénésie et de folie, mais aussi des moments de paix intense. C’est une œuvre avec beaucoup d’humeurs et de petites scènes très contrastantes. J’adore jouer des œuvres pour hautbois, cor et piano. Je trouve que ce sont trois instruments qui se marient très bien, les timbres se mélangent bien et c’est une oeuvre qui est très bien écrite et qui offre des moments de virtuosité aux trois musiciens», a affirmé le pianiste.

À ces deux œuvres, viennent se greffer plusieurs pièces, dont un trio pour basson, cor et piano du violoniste célèbre et compositeur Niccolò Paganini.

«Le répertoire est très limité pour cette instrumentation. C’est très curieux comme œuvre. Ça ressemble beaucoup à la musique vocale de Rossini. Il y a quelque chose d’un peu léger, mais de très captivant et très animé.»

Pierre-André Doucet précise qu’il n’y a pas vraiment de thématique à ce programme qu’il qualifie d’éclectique, sauf que plusieurs compositeurs partagent des similarités sur le plan géographique ou dans les époques où ils ont vécu.

Il note, entre autres, les liens entre le compositeur français Francis Poulenc et le compositeur afro-américain William Grant Still. Ils ne se sont jamais rencontrés, mais ils ont vécu à la même époque et ont été influencés par les cultures musicales du début du 20e siècle.

«Il y a plusieurs similarités dans leurs œuvres même si ce sont deux hommes avec des vécus complètement différents.»

Ce concert est présenté ce jeudi 2 septembre à 19h à l’Église historique de Barachois.

Mission accomplie

Le public, les artistes, les bailleurs de fonds et les donateurs ont été au rendez-vous, se réjouit Pierre-André Doucet qui dresse un bilan positif de la 41e saison de l’Été musical. Neuf spectacles mettant en vedette principalement des musiciens du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont été offerts cette saison.

Tous les concerts ont attiré un bel auditoire avec des salles remplies au maximum de leur capacité compte tenu des consignes sanitaires, des bulles et de la distanciation physique.

«C’est certain que nos chiffres d’assistance ressemblent très peu à ce que nos chiffres d’assistance pré-pandémie auraient eu l’air. Notre premier mot d’ordre est que tout le monde reste en sécurité et qu’on puisse faire revivre l’Église historique de Barachois avec de la musique, qu’on puisse retourner à la rencontre de notre public, mais que notre public et les artistes restent en sécurité. À ce jour, c’est mission accomplie», a exprimé le codirecteur.

Celui-ci reconnaît que la planification de cette saison a constitué un casse-tête. Avec le changement des règles sanitaires, ils ont dû revoir leur plan à plusieurs reprises.

«Comme partout dans le milieu culturel, nous sommes exténués de l’année qu’on vient de vivre, mais nous avons vraiment le sentiment du devoir accompli après la belle saison qu’on a eu», a-t-il ajouté.

La série de l’Été musical de Barachois est organisée par une équipe de bénévoles à l’exception d’une stagiaire embauchée pour l’été et des musiciens qui reçoivent un cachet. M. Doucet ajoute que la situation financière de l’organisme est excellente et que cela augure très bien pour l’avenir.

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