De retour sur disque après 15 années d’absence, le bluesman acadien JP LeBlanc est nourri par une ardeur et une passion pour la musique qu’il a envie de partager avec le public et sa famille.

Son nouvel album Late All Day vient tout juste de paraître et le guitariste natif de Bathurst entreprendra une tournée de spectacles de lancement à compter du 15 septembre.

Celui que l’on a surnommé «Baby Stevie Ray Vaughan» à ses débuts dans les années 2000, se tourne maintenant davantage vers le Delta Blues du Mississippi, la guitare dobro étant bien présente.

Son album qui comprend 11 pièces, dont sept compositions originales, a pris naissance au printemps 2020 au tout début de la pandémie, pendant les semaines de confinement.

«Nous devions partir pour la République dominicaine puis tout a été annulé. Les premiers jours, on s’est dit ça va passer, on va fêter à la maison comme si on était en vacances. Au bout de quelques jours, j’ai commencé à trouver ça bizarre et c’est vraiment là que j’ai commencé à écrire», a-t-il raconté.

Ce sont des chansons personnelles qui s’inspirent d’expériences vécues et de ses proches, comme Get Ready qu’il a écrite pour son épouse. Il revisite également quatre classiques du répertoire blues, dont Aberdeen de Bukka White et Folsom Prison de Johnny Cash.

Pour la réalisation de ce nouveau projet autoproduit, il a collaboré avec Jérôme Arsenault du Studio Sand Reed à Petit-Rocher. Il a fait aussi des sessions d’enregistrement au Studio Michael Reid à Halifax, en compagnie de l’une de ses idoles Joe Murphy, musicien de blues légendaire de la côte Est.

JP LeBlanc qui a commencé très jeune à se produire sur les scènes du pays et ailleurs dans le monde a fait paraître deux albums complets en 2003 et 2006, en anglais et en français. Pour ce troisième opus après cette longue absence, il voulait revenir en force en réalisant une œuvre de qualité qui témoigne du meilleur de ses capacités. Il est très fier du résultat. D’ailleurs, son album a reçu une critique assez élogieuse du magazine national Maple blues.

Transmettre sa passion

Aujourd’hui père de famille, le guitariste âgé de 36 ans souhaite transmettre son héritage musical à sa petite fille.

«En voyant mes albums et mes photos de tournée dans ma salle de musique, ma petite fille m’a demandé si j’avais arrêté de jouer de la musique à cause d’elle. Ça m’a touché. En recommençant à jouer, elle a pu voir son papa dans tout le processus d’écriture, d’aller en studio et faire des spectacles en format virtuel. C’était vraiment spécial de pouvoir vivre ça avec elle», a confié le musicien qui possède au moins une douzaine de guitares.

Ayant quitté le monde des affaires pour replonger dans la musique, le bluesman est animé par une grande ferveur.

«J’ai fait des tournées dans le passé, mais je ne pense pas que je l’ai apprécié autant que j’aurais dû. Mais là, je réalise que c’était vraiment spécial ce qu’on a fait. La musique c’est plus fort que moi. C’est ce que je veux faire. Je veux être musicien aux meilleurs de mes capacités et développer mon art le plus que je peux.»

C’est donc un grand retour sur la scène musicale professionnelle pour le guitariste et chanteur qui compte donner le plus de spectacles possible et faire voyager sa musique à travers le monde.

Sur disque, il est entouré, entre autres, des musiciens Marc Doucet, Jérôme Arsenault et Joe Murphy.

Cet été, il a eu l’occasion de remonter sur scène à plusieurs reprises. Une partie du plaisir d’être musicien, c’est justement la rencontre avec le public, estime l’artiste. Pour l’instant, il a mis fin à sa série de concerts virtuels, les lundis de blues, mais il ne ferme pas la porte à un autre projet en ligne dans un format différent.

Il a composé également plusieurs chansons en français, dans un style plutôt cajun blues, qu’il souhaite endisquer cet hiver.

Son premier spectacle de lancement aura lieu à la brasserie Four Rivers à Bathurst, le 15 septembre. Par la suite, il se rendra dans différentes villes de la province et possiblement au Québec.

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