La Salle – Curios, ça vous dit quelque chose? Centre culturel, salle de spectacle ou encore atelier d’art et boutique, toutes ces réponses sont bonnes. Après plusieurs années de travail, France Daigle peut presque dire mission accomplie. L’écrivaine acadienne a transformé un vieil édifice de la rue Saint-Pierre Ouest à Caraquet en un lieu dont elle rêvait depuis longtemps.

L’auteure estime que tout la prédestinait à créer ce genre de projet culturel, surtout si l’on se fie aux histoires et au milieu dans lequel évoluent les personnages de ses romans.

«Ç’a l’air que c’était dans mon karma. Finalement, j’ai un peu incorporé ou incarné dans ma vie ce que je mettais dans mes livres», a affirmé en entrevue France Daigle.

Celle-ci a mis plus de dix années de travail dans l’aménagement et la rénovation de cet ancien club de jeunes qu’elle a acheté en 2009. Après avoir joué le rôle de salle communautaire, la bâtisse a abrité plusieurs commerces avant d’être transformée en édifice de trois appartements. Avec des amis et artistes, France Daigle a rénové le lieu pour en faire sa maison, mais aussi une salle culturelle. Son projet a même fait l’objet d’un documentaire de Renée Blanchar, Les héritiers du club.

«Environ 40% de l’édifice c’est ma maison finie à peu près et de l’autre côté, c’est fini grosso modo. Ce n’est rien de fancy du tout. C’est une salle qui peut servir d’atelier et de ce qu’on veut finalement. C’est un grand espace avec toutes sortes d’objets. J’ai des œuvres d’art de toutes sortes de monde. On ne pousse pas nécessairement la vente. L’idée est surtout de venir, prendre un moment et voir l’ensemble», a indiqué l’auteure.

Ouvert officiellement depuis le 14 juillet à l’occasion de la Fête nationale française, La Salle – Curios en est encore à ses débuts, précise la propriétaire. Quelques événements ont été offerts, dont une présentation de vidéo-poésie de Daniel Dugas et Valérie LeBlanc. Un spectacle de Petunia devait avoir lieu en fin de semaine, mais le contexte sanitaire a fait en sorte que l’événement a été annulé. Ce n’est que partie remise, espère la propriétaire.

Éventuellement, France Daigle envisage d’offrir une programmation d’activités, de spectacles acoustiques et d’expositions surtout pendant les mois de juin à décembre, mais rien de trop compliqué, soutient-elle. Elle souhaite avant tout impliquer des gens de la collectivité dans son projet pour qu’il devienne un peu ce dont ils ont envie.

«Dans ces six mois-là, il devrait y avoir une programmation un peu plus stable, mais ça va aller au goût et selon les intérêts des gens. Ce qui m’intéresse c’est de faire vivre un lieu puis d’avoir des commentaires sur des œuvres sans prétention», a expliqué l’artiste, invitant du même souffle les gens intéressés à joindre la page Facebook de La Salle pour discuter de son rôle.

La Salle – Curios à Caraquet. Gracieuseté

Dans cette salle à l’aspect modeste un peu du genre bric-à-brac, on y retrouve, entre autres, une collection de livres appartenant à l’auteure, de la musique et une vingtaine d’œuvres d’art, dont celles de Julie d’Amour-Léger et Martin Krykorka. Comme le souligne la propriétaire, c’est loin d’être une galerie d’art ou un musée. C’est surtout un bel espace ouvert pour présenter divers événements culturels sans prétention.

«Il manque encore un petit quelque chose. C’est à préciser. Je trouve que l’essentiel est là maintenant et si les gens que ça intéresse veulent un peu s’approprier la salle, je suis bien ouverte à faire ce qu’il faut juste pour que ça vive. Je veux que ça soit quand même un lieu qui peut accueillir presque spontanément des artistes ou des événements artistiques. Tout est pas mal unplugged», a-t-elle ajouté.

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